Mercredi 31 mars > 16h
Blackiss, slam Adama Diarra, balafon Samba Diabaté, n'goni
Si le slam fleurit au Mali, c’est qu’il vient greffer la parole urbaine produite par la Bamako de 2010 sur l’arbre sans âge de la parole rythmique des griots : les griots déclament, chantent, font l’éloge des ancêtres et des vivants, improvisent « en situation ».
Oralité ancienne, oralité urbaine : à Bamako, ça coule de source.
Blackiss est un jeune poète / slameur, révélé en France à Royaumont par l’aventure Du griot au slameur (2008), dont la parole poétique passe par le bambara, l’une des langues maliennes, comme par le français. Il développe ici en résidence improvisations nouvelles et textes nouveaux dans les deux langues, avec ces deux musiciens exceptionnels que sont Adama Diarra (percussions maliennes) et Samba Diabaté (petit luth n’goni), qui imaginent avec lui la trame rythmique de la parole. 
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