Du village à la villégiature


Les habitants de Royaumont.
Evocation des jeux de théâtre et bonheurs familiaux, qui ont émaillé la vie quotidienne des habitants de Royaumont jusqu’en 1864.
© : D. R - Archives privées

Le 31 mai 1791, l'abbaye de Royaumont et son domaine, d’une superficie de 182 hectares, furent vendus aux enchères comme « bien national ». Dix moines habitaient encore les bâtiments aux côtés de fermiers et de meuniers, locataires des dépendances agricoles.

 

Le nouveau propriétaire, l’ancien marquis de Travanet, y installa sans délai une filature de coton, une fabrique de tissage et des maisons d’habitations qui allaient bientôt former le « village » de Royaumont où l’on recensa 319 habitants en 1817.


Vers 1830, la beauté du site commença à attirer, en marge de cette occupation industrielle, une société parisienne en quête de ruines romantiques et de plaisirs champêtres. Aristocrates ou bourgeois, artistes et hommes d’affaires prirent désormais leurs quartiers d’été dans le petit hameau où se monta même un petit théâtre qui donna, en 1834, sa première représentation devant un public d’élégants triés sur le volet.

 

Pendant 70 ans l’enclos de Royaumont abrita ainsi une population aussi nombreuse que variée : deux anciens moines qui n’avaient pu se résoudre à quitter l’ancien monastère ; paysans, ouvriers, artisans et commerçants ; propriétaires, leurs familles et leurs amis ; retraités et vacanciers parisiens… cohabitèrent, ou se succédèrent, dans un enclos sans cesse recomposé.


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