Le Potager-Jardin

Les étapes du chantier...

... de la création du Potager-Jardin

 

Suivez les étapes

 

 




> Genèse d’une idée

> Les principes fondateurs du projet

> Le plan du Potager-Jardin

> Les cellules de légumes

> La palette


Genèse d’une idée



En 2009, la Fondation Royaumont lance une consultation pour la création d’un “Potager Contemporain Allégorique” sur la parcelle de l’ancien potager de l’abbaye.

 

Le projet retenu concilie l’organisation formelle du potager traditionnel avec un mode de production original des végétaux comestibles.
Aux classiques et emblématiques alignements de poireaux, choux et carottes, conditionnés par une volonté de production optimale, les concepteurs proposent une organisation culturale libre et irrégulière inspirée des mixed-borders* des jardins anglais.
Largement expérimentale, cette organisation s’appuie sur les capacités de régénération et de réensemencement naturelles propres à chaque végétal et sur le savoir-faire et le sens esthétique du jardinier, gestionnaire sensible du potager.

 

Le Potager-Jardin de l’abbaye de Royaumont réinvente le jardin-potager de nos campagnes.

* mixed-borders : plate-bande herbacée dont les végétaux à fleurs, agencés en mélanges complexes, forment des masses de couleurs

(Marie-Hélène Bénetière, Jardin,vocabulaire typologique et technique. Paris, éditions du Patrimoine, 2000)


Les principes fondateurs du projet


L’ancrage dans le site cistercien

Le projet est un tapis végétal déroulé sur le sol, sans rupture de niveau, respectueux du site classé dans lequel

il s’inscrit.
Son tracé évoque le jardin lapidaire que constituent les ruines de l’abbatiale cistercienne et des formes issues du cloître, du jardin des Neuf Carrés et de la typologie du potager classique.
Il est un lieu d’inspiration et d’expression pour les artistes, un espace intime voué au calme et à la détente des résidents, un jardin de découverte et de surprise pour les visiteurs.


Des axes structurants orientés vers l’abbaye


Axes structurants orientés vers l'Abbaye du Potager-Jardin sur la photographie aérienne verticale réalisée en 1933 par la Compagnie Aérienne Française. I.G.N.

Le Potager-Jardin se libère de l’enclos qui caractérise habituellement le potager. Il s’intègre dans la trame

de la composition historique du parc et offre un large panorama et de nombreuses échappées vers les bâtiments conventuels.

 

 

 

 



Un dessin qui oscille entre la permanence et le mouvement

6 carrés de 18 m de côté, une palette et une prairie-verger, structurent la parcelle de 9 000 m2 environ.
Le dessin s’organise autour d’un carré central, l’espace technique du jardinier.
Les 5 autres carrés offrent un cadre permanent d’ifs et de buis aux cellules irrégulières des mixed-borders où sont librement dirigées les cultures de végétaux comestibles.
Une palette de référence permet, le long du mur de clôture, l’identification des plantes utilisées dans les carrés

en les présentant comme au potager traditionnel (rangs).

 


Progression de la recherche pour la forme des cellules potagères

Le rythme des hauteurs

Les hauteurs décroissantes des structures persistantes qui forment le cadre de chaque carré évoquent en écho aux ruines de l’abbatiale, la disparition de toute architecture.
Ainsi, dans la prairie-verger, ne subsistent plus que les traces de cette organisation structurelle.
Dans chaque carré, la hauteur moyenne des végétaux utilisés correspond à la hauteur des structures persistantes.



Dessin des mixed-borders* pour l’agencement des plantes potagères de petites tailles (-0,60m)

Coupe rythmique et coupe d’ambiance du carré des petites



Dessin des mixed-borders* pour l’agencement des plantes potagères de grandes tailles (+1,60m)

Coupe rythmique et coupe d’ambiance du carré des grandes

Le bon sens écologique

Les végétaux utilisés dans les carrés sont choisis pour être les plus proches des espèces botaniques dont sont issues les variétés horticoles. Le projet veut ainsi rendre hommage à la biodiversité qui garantit depuis les origines de l’humanité la masse nourricière de la planète. Le visiteur devient un nouveau « chasseur-cueilleur ».
Le Potager-Jardin  est un terrain d’innovations dans le domaine des cultures potagères, un laboratoire

de la biodiversité.
S’inscrivant dans les démarches innovantes des néo-jardiniers, écologiques, le Potager-Jardin n’a théoriquement pas besoin d’arrosage. Celui-ci est réduit à ce que nécessite temporairement l’acclimatation des espèces introduites.
L’usage d’engrais chimiques et de pesticides est proscrit.


Le geste du jardinier

Les gestes du jardinier se focalisent sur le déroulement complet du cycle végétal, de la graine à la graine.
Le jardinier accompagne les apparitions et les disparitions au fil des saisons et des années orchestrant

un spectacle évolutif de l’esthétique de l’ensauvagement.  
Dans le Potager-Jardin de l’abbaye de Royaumont le jardinier n’est pas relégué au rôle d’outil auquel il est trop souvent réduit, il est l’inventeur d’un mode de gestion qui s’inscrit dans une vision contemporaine de l’horticulture.

 

 





Etude des silhouettes de plantes potagères

Le plan du Potager-Jardin


plan de masse du Potager-Jardin

Le carré du jardinier

Le carré technique est symboliquement placé au centre de la composition pour valoriser le travail des jardiniers.
Le carré technique est réservé à l’usage des jardiniers.


Les cellules de légumes

Du côté de la grotte, les cellules de légumes sont denses et hautes (carré des grandes), donnant au visiteur le sentiment de pénétrer un carré de nature potagère vierge.
Plus il s’avance vers la prairie aux serres, plus la proportion des cellules s’amenuise (carré des petites) au profit de celles des espaces vides. Dans la prairie, elles ne sont plus que des traces marquées par des haies d’ifs et de buis.


La palette

Le long du mur nord, les légumes et les fruits présents au cœur des carrés sont montrés comme on les voit dans les potagers traditionnels entre des lignes de buis perpendiculaires au mur de clôture qui se prolongent dans

les carrés adjacents. Cette palette est entretenue avec soin de manière à fournir les références nécessaires

à la reconnaissance des fruits et des légumes qui composent les cellules des carrés.

 

 

 


 

 

Maîtrise d’ouvrage

Fondation Royaumont

Maîtrise d’œuvre

Philippe Simonnet, Paysagiste D.P.L.G.
Astrid Verspieren, Paysagiste
Diplômés du Master « Jardins historiques, patrimoine et paysage » de l’Ecole d’architecture de Versailles

 

Entreprise

PINSON paysage (Andilly)

Avec la collaboration de

L’Assaut Vert
association étudiante de l’école d’architecture de Versailles qui propose de diffuser et de promouvoir une architecture respectueuse de l’environnement et de l’humain

 

Avec le soutien de

Fondation Yves Rocher – Institut de France
GDF-SUEZ
Agence des Espaces Verts d'Ile de France
Parc naturel régional Oise-Pays de France

 












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