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| La chapelle des religieuses, aménagée dans l'ancien réfectoire © Archives Royaumont |
Cinq ans après l’arrêt des activités industrielles, l’ancienne abbaye retrouva sa vocation religieuse.
En 1864, les Oblats de Marie-Immaculée de Marseille rachetèrent les bâtiments et commencèrent les premiers travaux, ils revendirent l'abbaye dès 1869, à un ordre féminin placé sous leur tutelle, l’Association des Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux. Entre imaginaire médiéval et contraintes de l’habitat collectif, les religieux s’efforcèrent aussi de relever une abbaye idéale, celle de Saint Louis.
Les Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux souhaitaient réunir à Royaumont l’ensemble des novices de leur congrégation qui comprenait 7 branches, pour autant de missions. Les Dames de Lorette dirigeaient les pensionnats pour les jeunes filles de bonnes familles ; les Sœurs de l’Immaculée-Conception enseignaient aux jeunes filles et enfants de milieux modestes ; les Sœurs de Saint-Joseph tenaient les orphelinats dans les villes ; les Sœurs agricoles dirigeaient ceux des campagnes et assuraient les travaux des champs ; les Sœurs de l’Espérance étaient gardes malades à domicile, les Sœurs de Sainte-Marthe, servantes de l'ordre et les Sœurs solitaires se consacraient à la vie contemplative.
Ce noviciat unique devait accueillir jusqu’à 200 pensionnaires et des travaux de restauration, d’aménagement et de modernisation furent rapidement entrepris. Inachevés en 1905, lors du départ des religieuses, ils auront néanmoins déterminé de manière irréversible la morphologie du monument tel que nous le connaissons aujourd’hui.