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| © Philippe Macquet |
Dans ce grand espace aujourd'hui vide s'élevait jusqu'en 1792 le bâtiment le plus important du monastère : avec une nef d'une longueur de 106 m et d'une hauteur d'environ 28 m, l'église avait à peu près les dimensions de la cathédrale de Soissons.
On peut encore se faire une idée de son plan : en direction du parc, les fondations d'un chœur à sept chapelles rayonnantes sont visibles ; au sud, le mur mitoyen du cloître est intact. Des fragments de colonnes et des chapiteaux suggèrent la largeur de la nef et des bas-côtés. La tourelle du transept nord — restée debout — témoigne de la qualité de l'appareil et du dessin architectural de l'ensemble. Elle permet aussi de reconstituer l'élévation intérieure du transept avec ses ouvertures.
Face à la tourelle, sur le mur du bras sud du transept, un fragment de draperie de stuc rouge marque l'ancien emplacement du tombeau du Prince Henri de Lorraine (aujourd’hui dans le réfectoire). Pour pénétrer dans le cloître, on emprunte le passage qu'utilisaient les moines (la porte rouge).
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| © Michel Chassat |
Ces chapiteaux, placés dans le chœur de l'église, expriment bien la sobriété du décor cistercien.
Zoom sur
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| © Jérôme Johnson |
En 1229, une colonie de moines de Cîteaux conduit les travaux de construction de l’abbaye. Saint Louis, âgé de 15 ans, vient sur le chantier et aide à porter les pierres, la chaux, le mortier.
Haute de 40 mètres, cette tourelle d'escalier permettait d'accéder à la galerie du triforium ainsi qu'aux combles de l'église.
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| © Jérôme Johnson |