Rendez-vous aux jardins


© Sébastien Salomon

Les 5 et 6 juin à partir de 14h :
Jean-Claude Huvier, horticulteur et conteur, accueille le public dans le jardin.

 

Le jardin des plantes magiques à découvrir avec un passionné !


La structure médiévale du jardin

Il est composé de 9 carrés de plessis de châtaignier ceints d’une clôture d’osier vivant tressé, d’un jardin de pieds-mères, d’un petit verger et d’une monumentale table du savoir. Le tout lui confère un charme tout médiéval, qui n’attendait que ces plantes « magiques » pour exhaler un parfum de mystère...

Des plantes pour… soigner ?

L’homme a toujours eu recours aux vertus thérapeutiques des plantes, pour s’efforcer de soigner, avec plus ou moins de succès, les maladies du corps et de l’âme.

Au Moyen Age, le caractère magique et une partie des pouvoirs attribués aux plantes naissent de la méconnaissance de l’homme pour cette science qui les étudie : la biologie.
Elles sont souvent objets de superstition, investies de pouvoirs surnaturels et n’entrent plus seulement dans la composition des onguents, mais aussi dans celle des philtres, électuaires et autres potions. Ainsi, les propriétés magiques recherchées selon les règles de la Magie blanche ou de la Magie noire, au moyen de rituels ou cérémonials plus ou moins élaborés, dispensent bienfaits et malédictions. L’Eglise les combattra avec vigueur lors de ses grandes « chasses aux sorcières ».

De la calme angélique… à la mandragore si prisée

Ces pratiques concernent tout autant les légumes ou les plantes connus de tous, cultivés dans de modestes jardins, que les plantes sauvages, aux résultats indéniables, tels les effets hallucinogènes ou les empoisonnements.

Selon les époques et les lieux, une même plante se trouvera à la base de pratiques bénéfiques ou… démoniaques ! Nous avons cependant entrepris de les classer. Les plantes qui favorisent l’amour, avec la chicorée sauvage, l’orchis incarnat, la violette odorante. Les plantes associées à la magie blanche, comme l’angélique des bois, la Benoîte commune, l’amarante queue-de-renard, l’arum tacheté ou associées à la magie noire, telles la laitue vireuse, le vérâtre blanc ou la célèbre mandragore… Les plantes hypocrites aussi, comme le chanvre, l’ivraie enivrante ou le muguet de mai, ou bien encore protectrices, avec la joubarbe…

Les plantes magiques expriment bien l’ambiguïté entre croyance et connaissance scientifique. A travers elles, transparaît l’histoire des relations entre l’homme et la nature au cours des siècles.



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