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Le réfectoire

/Accueil/l'abbaye/Le monument/Visite du monument : Le réfectoire

Ce réfectoire à deux nefs est l’un des rares exemples de ce type encore visibles en France.

 

Le réfectoire communique avec les cuisines par un guichet où les moines venaient chercher les plats qui y étaient préparés. Depuis la chaire sur le mur ouest, un moine lisait durant les repas des textes saints aux autres moines : de ce fait, cette salle est également un lieu de méditation et d'édification, qui justifie une architecture de grande qualité.

 

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© Claude Laurenziani

> la filature de coton

> Les premières restaurations du XIX° siècle

> La restitution du carrelage et les restaurations de la salle


la filature de coton

Les plus grands bouleversements architecturaux ont lieu à partir de 1791 lorsque l’abbaye achetée par le marquis de Travanet fut transformée en filature.

 

Le réfectoire est séparé en quatre parties par des cloisons de la chaire jusqu’à l’entrée, à droite et à gauche de celle-ci, sont installés deux grands fourneaux. Dans l’espace le plus proche de la chaire sont mis en place des ateliers de mécaniciens chargés de l’outillage minutieux et compliqué de la filature.

 

A partir de la chaire jusqu’aux fenêtres du fond, on établit un séchoir. Deux travées de la voûte sont détruites et une colonne démolie. Les fenêtres garnies de persiennes à crémaillères permettant la libre circulation de l’air et abritant de la pluie sont installées.

 

L’église est détruite ainsi que la salle des moines, le passage-parloir, la salle du chapitre et la galerie est du cloître. Mr van der Mersch entrepreneur belge rachète en 1815 la filature aux héritiers de Travanet. Les séchoirs sont conservés puis, au moment où une blanchisserie de coton est ajoutée à la filature, on installe près des fourneaux de l’entrée une chambre chaude qui sert de féculerie. C’est en effet avec la fécule de pomme de terre qu’on apprête les étoffes blanchies.

 

La filature est revendue en 1855 à Mr Morinière ; le chauffoir est détruit et remplacé par deux étages d’ateliers pour l’impression de petits châles dits « Californie ». Une forge est alors placée dans la chaire du lecteur.

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Les premières restaurations du XIX° siècle

Les Oblats de Marie-Immaculée de Marseille qui achètent l’abbaye en 1864 entament les restaurations sous l’impulsion du Père Lafayette : les deux travées détruites sont refaites et la dernière colonne est remise en place. Les voûtes sont nettoyées et la chaire du lecteur, débarrassée de sa forge, complètement restaurée.

 

Les deux fenêtres du pignon sud sont garnies de verrières avec les armes de Blanche de Castille et de saint Louis. Les appuis des autres fenêtres qui avaient été prolongés pour donner plus de lumière sont refaites à leur ancien niveau.

 

L’abbaye est revendue en 1869 aux religieuses de la Sainte-Famille de Bordeaux qui s’attacheront dès lors à sa restauration et en confieront le soin à un architecte local, Charles Vernier. Elles transforment le réfectoire en chapelle. En 1872, sont posées les verrières dont les écussons illustrent les œuvres de la Sainte Famille.

 

Cette salle est de toute l’abbaye celle qui ressemble le plus à ce qu’elle était au XIIIe siècle. A la réserve près des vitraux colorés qui datent de 1868, de l’orgue qui y fut installé en 1937, du mausolée d’Henri d’Harcourt (qui avait quitté l’église au moment de sa destruction pour rejoindre celle d’Asnières-sur-Oise pour finalement réintégrer le réfectoire en 1958).

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La restitution du carrelage et les restaurations de la salle

C’est en 1998 que l’architecte en chef des Monuments historiques mena pour la première fois une étude sur l’état du réfectoire et releva de nombreuses altérations qui cependant ne mettaient pas en cause sa stabilité.

 

Un sol très dégradé, des joints abîmés voire disparus, des pierres détériorées, des parements et des vitraux encrassés, une chaire du lecteur présentant des fissures et un couvrement très dégradé : l’état de vétusté du réfectoire, aggravé par des transformations successives menées sans projet d’ensemble, avaient rendu ces restaurations indispensables.

 

La partie la plus spectaculaire consista à rétablir un carrelage décoratif médiéval. Le sol des cuisines fut entièrement refait ainsi que celui du réfectoire. Les murs extérieurs et intérieurs, les vitraux, les contreforts, la couverture et le garde-corps de la chaire du lecteur du réfectoire ont été également restaurés. Dans les deux salles, un chauffage surfacique a été installé.

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Saint Louis à Royaumont


© Jérôme Johnson

Saint Louis multiplie les actes d'humilité lors de ses séjours à Royaumont. L'un d'eux se déroule dans le réfectoire.

 




Zoom sur

le carrelage

 

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