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Les Percussions de Strasbourg (2004-2008)

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Les percussions de Strasbourg


Jean-Paul Bernard (directeur artistique), Claude Ferrier, Bernard Lesage, Keiko Nakamura, François Papirer, Olaf Tzschoppe

En 1961, six jeunes percussionnistes de formation classique, membres de l’Orchestre Municipal de Strasbourg et de l’Orchestre de l’ORTF, sont très fortement sensibilisés à la musique contemporaine grâce à la programmation musicale des chefs des deux orchestres (Ernest Bour et Charles Bruck), très entreprenants dans le domaine de la création.

Mus par des forces vives qui marquent la musique de cette seconde moitié du XXe siècle, les six percussionnistes se réunissent autour d’un désir commun : fonder un ensemble « à percussion » et constituer un répertoire de musique de chambre conçu expressément pour lui, afin de donner à ces instruments quelle que soit leur origine - occidentale, orientale ou africaine - toute leur signification moderne. Ces six musiciens que l’on peut qualifier de précurseurs fondent, en 1962, le « Groupe Instrumental à percussion », qui allait devenir « Les Percussions de Strasbourg » et donnent leur premier concert. Rapidement, la formation suscite l’écriture d’un répertoire nouveau et se retrouve dédicataire des créations de Messiaen, Serocki, Kabelac, Ohana, Xenakis, Mâche ou Dufourt. La proximité de l’Allemagne, très active dans le domaine musical notamment au travers des festivals de Darmstadt et Donaueschingen et de la présence de Pierre Boulez à Baden-Baden, aura marqué de façon déterminante la création de cet ensemble original.

Depuis 1961, les Percussions de Strasbourg se sont renouvelées mais il n’en demeure pas moins que l’ensemble reste caractérisé par un certain nombre d’éléments. Tout d’abord, la collaboration à long terme avec de jeunes compositeurs permet de suivre un véritable travail de création tout en appuyant la programmation artistique sur des créations de compositeurs reconnus comme de véritables références musicales.

Ensuite, l’ensemble axe une partie de son travail sur la réinterprétation d’œuvres du répertoire tout en développant pluralité et éclectisme des choix artistiques (rappelons qu’en 1967, Edgar Varèse donne son autorisation pour que les six percussionnistes jouent Ionisation, œuvre initialement prévue pour treize percussionnistes ; là où l’on aurait pu voir la relève d’un défi, c’est la maîtrise musicale et le brio scénique qui s’imposent : l’interprétation est un succès et ouvre sa voie à un « groupe de genre » qui n’eut jamais de précédent).

Enfin, la mise en place de résidences est le fondement de nouveaux échanges fructueux.

Les Percussions de Strasbourg développent par ailleurs les nouvelles technologies, ce qui élargit leur champs d’activité leur permettant de mettre en place une action de sensibilisation des publics mais aussi de repenser la forme même du récital de percussions et, plus largement, du concert de musique contemporaine.

 

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Biographie de l'ensemble


Jean-Paul Bernard (directeur artistique), Claude Ferrier, Bernard Lesage, Keiko Nakamura, François Papirer, Olaf Tzschoppe

En 1961, six jeunes percussionnistes de formation classique, membres de l’Orchestre Municipal de Strasbourg et de l’Orchestre de l’ORTF, sont très fortement sensibilisés à la musique contemporaine grâce à la programmation musicale des chefs des deux orchestres (Ernest Bour et Charles Bruck), très entreprenants dans le domaine de la création.

Mus par des forces vives qui marquent la musique de cette seconde moitié du XXe siècle, les six percussionnistes se réunissent autour d’un désir commun : fonder un ensemble « à percussion » et constituer un répertoire de musique de chambre conçu expressément pour lui, afin de donner à ces instruments quelle que soit leur origine - occidentale, orientale ou africaine - toute leur signification moderne. Ces six musiciens que l’on peut qualifier de précurseurs fondent, en 1962, le « Groupe Instrumental à percussion », qui allait devenir « Les Percussions de Strasbourg » et donnent leur premier concert. Rapidement, la formation suscite l’écriture d’un répertoire nouveau et se retrouve dédicataire des créations de Messiaen, Serocki, Kabelac, Ohana, Xenakis, Mâche ou Dufourt. La proximité de l’Allemagne, très active dans le domaine musical notamment au travers des festivals de Darmstadt et Donaueschingen et de la présence de Pierre Boulez à Baden-Baden, aura marqué de façon déterminante la création de cet ensemble original.

Depuis 1961, les Percussions de Strasbourg se sont renouvelées mais il n’en demeure pas moins que l’ensemble reste caractérisé par un certain nombre d’éléments. Tout d’abord, la collaboration à long terme avec de jeunes compositeurs permet de suivre un véritable travail de création tout en appuyant la programmation artistique sur des créations de compositeurs reconnus comme de véritables références musicales.

Ensuite, l’ensemble axe une partie de son travail sur la réinterprétation d’œuvres du répertoire tout en développant pluralité et éclectisme des choix artistiques (rappelons qu’en 1967, Edgar Varèse donne son autorisation pour que les six percussionnistes jouent Ionisation, œuvre initialement prévue pour treize percussionnistes ; là où l’on aurait pu voir la relève d’un défi, c’est la maîtrise musicale et le brio scénique qui s’imposent : l’interprétation est un succès et ouvre sa voie à un « groupe de genre » qui n’eut jamais de précédent).

Enfin, la mise en place de résidences est le fondement de nouveaux échanges fructueux.

Les Percussions de Strasbourg développent par ailleurs les nouvelles technologies, ce qui élargit leur champs d’activité leur permettant de mettre en place une action de sensibilisation des publics mais aussi de repenser la forme même du récital de percussions et, plus largement, du concert de musique contemporaine.

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