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Susan Buirge

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Parcours

 

Repères

 

Bibliographie & filmographie

 

Œuvres principales


Parcours

Susan Buirge aborde la danse dès l’enfance à Minneapolis et découvre la danse moderne à l’université de Minnesota où elle obtient son diplôme en communication et crée sa première pièce, Trilogy (1962). La même année, elle reçoit une bourse pour la Juilliard School of Music lui permettant d’étudier la danse avec José Limón, Martha Graham et Louis Horst, à New York. Elle rencontre Alwin Nikolais et rejoint sa compagnie puis celle de Murray Louis (1963-1967). Dès 1964, elle enseigne à l’école de Nikolais, au National Theatre of the Deaf et à la New York University.

 

Dès 1967, elle rompt avec ses maîtres et oriente son travail vers l’épure, les processus répétitifs et diversifie ses explorations. Elle apporte, outre un enseignement qui ouvrira les portes de la chorégraphie à bien des danseurs, un esprit de recherche, des méthodes d’investigation et un investissement politique qui ont fait d’elle un des référents du développement de la danse contemporaine en France.

 

Conceptuelle, elle rejoint les courants minimalistes abstraits tout en défendant une danse sensuelle. Son besoin de rencontres et d’échanges trouvera toute sa dimension lors de pièces créées en collaboration avec des écrivains, plasticiens et vidéastes (dès 1968, elle emploie la vidéo sur scène en temps réel dans le solo Televanilla, créé à New York), en des lieux insolites (l’aérodrome d’Aix en Provence pour Charge Alaire en 1982, ou les ruines d’une folie 18ème à Montpellier pour En ac ou en ille en 1983, ou la bibliothèque de l’Imec, dans une ancienne église abbatiale près de Caen, avec En dessous, en 2005) où elle remet en question la relation avec le public. Ce parcours d’avant-garde, s’il en est, connaît un tournant majeur avec Parcelle de ciel (1985), pièce lumineuse et emblématique. Ici, les jeux formalistes servent avant tout à faire apparaître une puissance émotive hors tout contexte illustratif ou narratif. Cette pièce dessine ce que sera reconnu plus tard comme l'un des traits distinctifs de la « nouvelle danse française » : une abstraction recouvrant l’émotion, mais se laissant nourrir et teinter par elle.

 

En 1989, elle voyage pour étudier les usages de l’espace de la danse dans d’autres traditions (Ethiopie, Grèce, Syrie, Japon, Taiwan et Inde). Après avoir dansé son dernier solo, Grand Exil, en 1990, elle se consacre à la recherche, à la chorégraphie et à l’écriture.

 

A l’écoute des mythes fondateurs, en 1992, elle se tourne vers l’Orient et le Japon, ce dernier devenant une nouvelle terre d’accueil qui lui permet de continuer ses recherches sur les relations et la complémentarité des traditions anciennes et de l’art contemporain. Le Cycle des saisons, commencé en 1994 et conclu en 1998, l’amène à la sérénité. En 2002, avec L’Œil de la forêt elle poursuit plus avant sa recherche, explorant les voies des nomades du Nord du Québec, au croisement d’interrogations entre traditions et  contemporanéité.

 

Saisie d’une sorte de mouvement perpétuel dans une volonté de reconnaître un territoire qui serait le sien, une demeure qui serait celle de la danse, elle passe d’un lieu à un autre, se nourrit des sédiments propres à chaque espace, se crée de nouvelles racines, et construit sa danse dans la confrontation des esthétiques.  Cependant, elle reste fidèle à sa démarche : faire de la chorégraphie un art de « bâtir » permettant aux êtres de se situer.

 


Repères

En 1970, Susan Buirge s’installe en France, où elle fonde le Danse-Théâtre-Expérience qui deviendra en 1975 le Susan Buirge Projet, puis en 1994 Ma To Ma et en 1999 la Compagnie de Susan Buirge.

 

Premier chorégraphe élu commissaire de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) en 1991.

 

Premier chorégraphe boursier de la Villa Kujoyama-Institut franco-japonais du Kansai à Kyoto (1992-1993).

 

Artiste associé à l’Arsenal de Metz (1997-2000).

 

Fondatrice et directrice artistique du Centre de recherche et de composition chorégraphiques de la Fondation Royaumont (depuis 2000).

 


Bibliographie & filmographie

Les livres de Susan Buirge

L’Œil de la forêt - Carnet de notes du Québec 2001, éditions Le Bois d’Orion, 2002.

Dans l'espace des saisons, préface de Michel Wasserman, aux éditions Le Bois d'Orion, 1998.

Ubusuna, avec Bernadette Bonis, collection Mémoire Vivante, aux éditions Lansman, 1998.

En allant de l'ouest à l'est - Carnets 1989-1993, éditions Le Bois d'Orion, 1996. 

 

Films sur l'oeuvre de Susan Buirge

L'atelier de Susan, film de Catherine Shan, Injam Production/Mezzo/Fondation Royaumont, 52 minutes, 2006

L’Œil de la forêt, film de Catherine Shan, Injam Production/Mezzo/Fondation Royaumont, 26 minutes, 2006

Le Cycle des saisons, quatre fois 26 minutes, film de Catherine Shan, Mezzo, 1999.

Susan Buirge, l'aventurière de la danse, film de Marie-Hélène Rebois, Musiques au coeur, France 2, 1994.

Parcelle de Ciel, vidéo de Robert Cahen, La Sept, 1986.


Œuvres principales

2006 - A l'abri des vents, musique Jonathan Harvey, Le Toboggan/ Biennale Musiques en scène (Lyon)

 

2006 -At a Cloud Gathering, musique Jonathan Harvey, Le Toboggan/ Biennale Musiques en scène (Lyon)

 

2004 - Le chasseur au lac, solo pour Larrio Ekson, en silence, Théâtre de la Ville, Paris.

 

2003 - Ao no kaze/Vent vert, musique traditionnelle japonaise, pour l’ensemble de kagura Takatsu, Centre Culturel de Masuda, Japon.

 

2002 - L’Œil  de la forêt, musique Jean-François Laporte, Le Corum, Festival Montpellier Danse.

 

2000 - Le jour d’après, musique Patrick Marcland, L’Arsenal de Metz.

        - Danse Nord, solo pour Bernardo Montet, musique de Susan Buirge, CCN Montpellier, Festival Montpellier Danse.

 

1999 - Le jour d’avant, musique Patrick Marcland, avec la Maîtrise de Radio France, Théâtre des Bouffes du Nord, Paris, Festival Agora d’Ircam/Centre Georges Pompidou.  

 

1998 - Cristaux d’hiver, musique José Evangelista, pour le Ballet de l‘Opéra d’Avignon, Opéra d’Avignon, 20ème  festival Les hivernales.

        - Hi no hashira (danse de l’été), musique Tomihisa Hida, Cloître des Célestins, Festival d’Avignon.

 

1997 - Mizu gaki (danse du printemps), musique Tomihisa Hida, Opéra de Montpellier, Festival Montpellier Danse.

        - Pour la fin de l’été, musique Fabrice Kastel, avec 38 danseurs amateurs et l’Harmonie militaire Région Est, pour l’Esplanade, L’Arsenal de Metz.

 

1996 - Ubusuna (danse d’hiver), musique Tomihisa Hida, Alti Hall, Kyoto et l’Arsenal de Metz. 

 

1995 - La terrasse à l’ombre de la lune, solo pour Hsiu-Wei Lin, musique traditionnelle chinoise, Festival de Saint-Florent-le-Vieil.

 

1994 - Hattaressar, musique Dan Dediu, pour le Centre d’Expression Artistique, Théâtre Odéon, Bucarest, Roumanie.

        - Kin-iro no kaze no kanata (danse de l’automne), musique Tomihisa Hida, Cloître des Célestins, Festival d’Avignon.

 

1993 - Sas (nouvelle version), musique Roman Sienkiewicz, Alti Hall Kyoto et Festival Montpellier Danse.

        - Matomanoma, musique Tomihisa Hida, Alti Hall Kyoto et Festival Montpellier Danse.

 

1990 - Mana, pour 7 chorégraphes/danseurs invités, commande du Festival de Châteauvallon pour l’inauguration des studios François Delsartre, Châteauvallon.

        - Lystro opéra, chorégraphie du spectacle musical pour City Hall Theater, Addis Abeba, Ethiopie.

        - Grand Exil, solo, musique Marian S. Kouzan, Théâtre de la Bastille, Paris.

 

1988 - Voyage à Ephèse, texte d’appui Marianne Alphant, montage musicale Brian de Martinoir, Théâtre de l’Agora, Evry. 

        - Artémis, texte d’appui Marianne Alphant, musique Steve Lacy, Grande Halle de la Villette, Paris.

 

1987 - Suzanne au bain, texte d’appui Marianne Alphant, montage musical Brian de Martinoir, Théâtre 14, Paris.

 

1986 - Parcelle de Ciel, 3ème partie, Théâtre de l’Agora, Evry.

 

1985 - Parcelle de Ciel, texte d’appui Marianne Alphant, montage musical Brian de Martinoir, 1ère et 2ème partie, commande de la Compagnie Dominique Bagouet, Opéra de Montpellier.

 

1984 - Les yeux de Mathieu, musique Luc Ferrari, film pour la Sept, Centre Beaulieu, Poitiers.

 

1983     - En ac ou en ille, silence, pour la Compagnie Dominique Bagouet, Château de Bonnier de la Mosson, Festival Montpellier Danse.

            - Des sites, inspirée de Savannah Bay de Marguerite Duras, musique Ragnar Grippé, vidéo Don Foresta,

 Centre Georges Pompidou, Paris.

 

1982 - Sas, musique Roman Sienkiewicz, toile Jean-Luc Poivret, costumes Clémentine, Maison de la Danse, Lyon.

        - Charge alaire, musique Jean-Yves Bosseur, avions Jean-Luc Poivret, pour l’aérodrome d’Aix-les Milles, Festival Danse à Aix.

 

1981 - Divertissement pour un acte pudique, musique Roman Sienkiewicz, Festival Montpellier Danse.

 

1980 - Pré-l’aire, solo, musique Ingram Marshall, Halle aux Grains, Toulouse.

        - Tamis, musique Ragnar Grippé, Halle aux Grains, Toulouse.

        - Ci-delà, musique Ragnar Grippé, scénographie Didier Stephant, Maison de la Culture, Chalon-sur-Saône.

 

1979   Pour l’Espace Pierre Cardin, Paris :

        - Restes, musique Ragnar Grippé, scénographie Didier Stephant.

        - Home and variations, musique Scott Johnson.

        - Areb, solo, musique J.S. Bach.

 

1978 - Lapse, musique Ragnar Grippé, lumière Jean-Luc Poivret, costumes Paco Rabanne, CAC Noisy-le-Grand.

 

1977 - Les empreintes, musique Steve Kleinmann, toiles peintes Jean-Luc Poivret, Théâtre de Sartrouville

 

1976 - En allant de l’ouest à l’est,  solo, musique Philip Glass, Maison de la Culture de la Rochelle.

 

1975 - Rite chorégraphique, solo, silence, Théâtre de Sartrouville.

        - Autour d’un arbre, musique Steve Kleinmann,  Maison de la Culture, Bobigny.

 

1973 - A la lueur de la lampe, montage musical, Théâtre de la Cité Internationale, Paris.

 

1972 - Les petites choses,  musique Jolas, Glass, Partach et traditionnelle, Théâtre de l’Ouest Parisien. 

 

1970 - Cutoff, solo, musique J.S. Bach, Maison de la Culture, Vichy.

 

1968 - Televanilla, solo, musique Philip Glass. Martinique Theatre, New York City, USA. Premier spectacle de danse à incorporer la vidéo en temps réel.  

        - 10.000.000 g1, solo en silence avec la participation du public, pour un terrain de golf, Los Angeles, USA.

 

1962 - Trilogy, solo, musique David Voss, Scott Hall, Minneapolis, USA.

 



Susan Buirge

portrait par Guy Vivien

 

 

 

 


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L’Œil de la forêt

 



Dans l'espace des saisons

 



En allant de l’ouest à l’est

 


 

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