Dépositaire d’un prestigieux passé intellectuel, la Fondation réinvestit le champ des sciences humaines et sociales…

Un lieu pour penser

Des rencontres de philosophie des années 1950 jusqu’aux grands colloques du « Centre Royaumont pour une Science de l’Homme », à l’origine de publications remarquées, en passant par les enquêtes sociologiques menées dans les années 1960 et 1970, la Fondation Royaumont s’est imposée par le passé comme une référence dans le paysage intellectuel et un acteur majeur dans le domaine des sciences humaines et sociales. Aussi consciente de cet héritage prestigieux que concernée par les enjeux de la société contemporaine, elle entend aujourd’hui réinvestir ce champ de réflexion à travers un programme d’activités ambitieux privilégiant le partage des savoirs et le dialogue des disciplines. A l’heure où les savoirs sont contestés dans leur existence même dans bien des pays, la nécessité de penser le rôle des sciences humaines et sociales dans la société, leur fonction critique, leur rapport à la demande sociale, aux besoins de l’économie ou aux injonctions politiques est réelle. En effet, sur des thèmes comme les migrations, le religieux, le délaissement des zones rurales, la politique culturelle, la géopolitique d’un monde incertain et bien d’autres, la parole des chercheurs et chercheuses reste peu entendue ! Il y a lieu, aussi, de réhabiliter la pensée utopiste et prospectiviste, de repenser le rapport de l’humain au vivant, d’imaginer ce que pourrait être la colonisation spatiale, questionner le transhumanisme, l’impact de l’IA sur nos existences… autant de questions susceptibles d’intéresser un large public sensible aux défis présents et à venir.

Liberté de penser

Une institution telle que la Fondation Royaumont peut offrir l’espace-temps nécessaire à l’élaboration et à l’énonciation d’une pensée non formatée et devenir une sorte de « tiers-lieu » intellectuel où se Discutent les possibles d’aujourd’hui et de demain. Elle entend également réfléchir aux rapports entre arts et sciences humaines et sociales, à la façon dont les arts s’ouvrent aux problématiques de ces dernières mais aussi à celle dont les sciences utilisent la voie artistique pour renouveler les formes de leur diffusion (théâtre et cinéma sociologiques, thèses en bande dessinée, conférences performées, dialogue entre histoire et littérature,
art-thérapie, musique et sound studies). Cette réflexion pourra prendre la forme de colloques et de journées d’étude, de séminaires et d’ateliers, de résidences d’écriture, voire de spectacles en partenariat avec des universités, organismes de recherches et grandes écoles de l’Ile-de-France avec lesquels Royaumont entretient des liens privilégiés. Pour la direction scientifique de ce programme, l’équipe du département des Bibliothèques et Ressources a sollicité l’historien Laurent Martin. Professeur d’histoire à l’université de la Sorbonne Nouvelle, attaché au laboratoire Intégration et Coopération de l’Espace Européen, Laurent Martin est par ailleurs membre des Comités d’histoire du ministère de la Culture et de la Bibliothèque nationale de France, de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle et des comités de rédaction des revues Sociétés et Représentations et Revue d’histoire culturelle, XVIIIe-XXIe siècles.

Vos rendez-vous

7 novembre 2026 : Où penser librement ?

Premier trimestre 2027 : La culture, un enjeu pour la prochaine élection présidentielle ?

Deuxième trimestre 2027 : Savoirs et apprentissages à l’heure de l’intelligence artificielle

S’informer sur la rencontre à venir

Les Bibliothèques Royaumont

Les Sciences de l’Homme à Royaumont