Suivez-vous Royaumont sur les réseaux sociaux ? La Fondation y publie plusieurs vidéos chaque semaine : coups de cœur, témoignages, annonces… Comme il est difficile de toutes les voir, nous réunissons ici celles qui présentent les principales thématiques de la Saison Royaumont 2026 / 2027…
Les 4 principales thématiques
[Vidéo] Echo de la nature
Parcourir les échos de la nature…
Royaumont vit au rythme de ses jardins.
C’est donc tout naturellement que nous avons répondu un grand « oui » aux propositions d’artistes qui nous invitent à ralentir, à écouter et à contempler le vivant. À ressentir.
Car l’art n’apporte pas de réponses toutes faites… mais il change les regards.
Au cours de cette nouvelle Saison, plusieurs spectacles se font « l’écho de la nature ».
Avec La Vitesse de l’eau, le chorégraphe Fabrice Lambert fait surgir les courants océaniques sur scène, entre force, fragilité et mouvement vital.
Bastien David présente le métallophone, un instrument géant qui nous plonge dans le monde organique et foisonnant des insectes.
Le Quatuor Aesthesis et le saxophoniste Peter Corser relisent les œuvres des compositeurs que les oiseaux ont inspirés dans un programme intitulé “Birds”.
Les chorégraphes Christian et François Ben Aïm imaginent un monde sans eau. Les acrobates qui interprètent Dans ma cuisine, un désert ? nous questionnent avec poésie et humour sur notre rapport à cette ressource essentielle.
Ces quatre œuvres sont autant d’invitations sensibles à renouer avec le vivant.
Et, peut-être, à travers elles, à réapprendre à en prendre soin.
[Vidéo] L’humain en résonance
Mettre l’humain en résonance…
La Fondation Royaumont est résolument humaniste : depuis sa création, en 1964, elle a toujours placé l’humain au centre de ses projets.
Dans un monde où l’excès de technologie menace de nous déshumaniser, il nous a paru important de revenir cette Saison à ce qui nous relie profondément : la voix, le corps, le partage et l’émotion. A l’abbaye, l’humain n’est pas isolé, il est traversé par les autres, par leurs récits, par leurs images. Il devient caisse de résonance, espace sensible où l’intime rencontre le collectif.
À travers cette saison, des artistes mettent l’humain au cœur de leur œuvre.
Le spectacle jeune public Le bruit des autres met en scène une marionnette qui entame un dialogue sonore avec deux musiciens.
La chanteuse d’origine palestinienne Kamilya Jubran s’associe à Eric Brochard et Lo Guénin pour inventer une musique libre et mouvante, sans frontières.
Le chorégraphe franco-haïtien Mackenzy Bergile interroge les corps comme lieux de mémoire, de transmission et de réinvention des identités.
Phénomènes de Julie Gouju est un stimulant dialogue de la danse avec le beatbox, l’art de produire des sons sans instrument.
Pour Les Audacieuses, Frédéric Cellé a imaginé un amusant dispositif chorégraphique pour nous questionner sur notre rapport au pouvoir, y compris dans les salles de spectacle.
Chacune de ces œuvres regarde l’humanité sous un angle particulier, nous invitant au passage à entrer en résonance avec les autres et avec nous-mêmes.
[Vidéo] Héritage en lumière
Placer les héritages dans la lumière…
Dans un lieu comme l’abbaye de Royaumont, on ne peut que méditer sur l’histoire et ses leçons. Les grandes œuvres du passé en sont les portes d’entrée. La Fondation continue de les interroger par-delà les siècles, parce qu’elles constituent une mémoire vivante.
Cette saison, plusieurs artistes les réinterprètent et leur apportent une nouvelle lumière.
Avec Post Tenebras, l’ensemble Irini fait dialoguer la Venise du 16ème siècle avec les chants byzantins, dans un grand souffle de renaissance.
La poésie du choral nous rappelle la profonde spiritualité de l’Allemagne baroque, autour de Jean-Sébastien Bach.
Pour Didon et Énée de Henry Purcell, c’est tout l’éclat du baroque anglais qui renaît, entre opéra, théâtre et émotion.
Les Stabat Mater italiens de Vivaldi ou Pergolèse nous replongent dans une période de splendeurs.
Les Riches heures de Notre-Dame de Paris nous ramènent aux origines de la polyphonie, au cœur d’un Moyen Âge particulièrement inventif.
Le passé devient une source d’inspiration pour Le Tombeau de Ravel, qui s’inscrit dans un dialogue sensible entre l’ère baroque, le début du vingtième siècle et aujourd’hui.
Le chorégraphe Bruno Benne renouvelle les mouvements de la danse baroque en s’inspirant des fontaines royales et de la musique d’Händel dans Vifs – Water Music.
Tous ces spectacles sont portés par une même conviction : notre patrimoine n’est pas poussiéreux. Il est au cœur d’une conversation passionnante entre hier et aujourd’hui.
[Vidéo] Racines vivantes
Retrouver des racines vivantes…
Depuis le début de ce siècle, la Fondation Royaumont se passionne pour certaines traditions orales et s’interroge sur la notion de racine. Dans un monde où le divers décroît, il nous semble en effet important de défendre la diversité culturelle, de revenir aux sources.
Non pas par nostalgie, mais pour comprendre d’où l’on vient, et surtout, comment ce passé continue de vivre en nous.
Car les racines sont vivantes. Les identités voyagent, elles se transforment, elles s’embrassent. Elles racontent des histoires de connexion et de réinvention. A travers elles, c’est le dialogue des cultures que nous voulons célébrer.
Plusieurs artistes illustrent ce thème tout au long de la Saison.
Avec À la source du raï, Sofiane Saidi et Théo Ceccaldi revisitent cette musique emblématique de l’Algérie en compagnie d’un grand orchestre formé à l’abbaye.
Dans Incas et conquistadors, les musiciens réinventent la rencontre des cultures amérindiennes et européennes, en les plaçant enfin sur un pied d’égalité.
Sofiane Saidi et Théo Ceccaldi reviennent ensuite avec Dzair, une forme plus intime, qui articule mémoire personnelle et liens entre les deux rives de la Méditerranée.
Immersive Maqâm nous plonge dans les traditions musicales du Moyen-Orient, en combinant improvisation, technologie et écoute profonde.
Ce sont des poésies mayas et des voix mexicaines qui résonnent dans Je n’ai plus de nom, traversant langues, générations et partitions.
Mélodies grecques marque le retour d’une compositrice d’aujourd’hui à sa langue maternelle et aux sonorités de sa jeunesse.
Enfin, The Dancing Isles célèbre les traditions gaéliques d’Irlande et d’Écosse à travers une musique vivante, festive et collective.
À travers tous ces concerts, une même idée : nos racines ne nous enferment pas ; elles nous relient.
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