Patrimoine

Publié le 07/03/2016

1914 - 1918 : Royaumont dans la Grande Guerre - Royaumont in the

1914 - 1918 : Royaumont dans la Grande Guerre - Royaumont in the "Great War"

(English below)

Lorsque, durant l'été 1914, la guerre éclata, l'industriel Edouard Goüin offrit le bâtiment de l’abbaye à la « Société de Secours aux Blessés militaires » pour qu'y soit établi un hôpital. La S.S.B.M. avait été créée en mai 1864 par Henri Dunant pour venir en aide aux blessés militaires pendant les campagnes. C’était la plus ancienne des trois sociétés de la Croix-Rouge française.

Pendant la première guerre mondiale ces trois Sociétés gérèrent des hôpitaux auxiliaires, cependant pas avec les mêmes prérogatives. La S.S.B.M. avait une certaine indépendance vis-à-vis de l'Etat et était autorisée à prêter son concours dans les services avancés de la zone des armées ; elle pouvait y installer des formations auxiliaires, concourir au service des trains sanitaires et les infirmières de gare dépendaient de cette société. L'A.D.F. et L'U.F.F. ne pouvaient gérer des hôpitaux auxiliaires que dans la zone de l'intérieur et n'étaient pas autorisées à prêter leur concours à d'autres activités.

Après la bataille de la Marne (septembre 1914), des négociations s’ouvrirent entre la Croix-Rouge française et le comité londonien de la Croix-Rouge française, présidé par la vicomtesse de Lapanouse, et en novembre 1914, l’ancienne abbaye de Royaumont fut proposée à la « Scottish Federation of Women’s Suffrage Societies », branche écossaise d’un groupement féminin – et féministe – très connu en Angleterre, le « National Union for Women’s suffrages ». Leur devise : « obtenir notre droit pour mieux remplir notre devoir ».

Ce n’était pas leur coup d’essai : elles avaient fondé une maternité en Russie pour les femmes réfugiées et étaient attachées à plusieurs ambulances mobiles du front anglais à Salonique et en Serbie …

L’hôpital était placé sous la responsabilité de la Croix-Rouge française, puis celle de l’armée française, sans aucune connexion avec les services de santé britanniques.

Le 4 décembre, le docteur Inglis embarqua à Folkestone l’effectif de l’Hôpital de Royaumont. Le personnel était ainsi composé : sept femmes docteurs, dix infirmières majors, huit aides ordonnances (traduction littérale du mot anglais « orderly », mais le sens exact est plutôt « auxiliaires ») et trois chauffeuses sous la direction d’un chirurgien chef : miss Frances Ivens de Liverpool. Le matériel nécessaire pour cent lits avait déjà été expédié d’Edimbourg.

Les vastes bâtiments rénovés à la fin du 19e siècle pour le noviciat étaient plus ou moins abandonnés depuis 10 ans et de gros travaux d’appropriation furent entrepris : nettoyage de la poussière accumulée et des déchets laissés par les Uhlans qui bivouaquèrent à Royaumont peu de temps auparavant, installation de l’électricité, de l'eau courante et du chauffage…

Le 10 janvier 1915 l’hôpital reçoit son agrément d’hôpital militaire, et le nom d’Hôpital Auxiliaire ("HA") 301. Les premiers patients furent reçus en janvier 1915. Pendant les moments de moindre activité, l’HA 301 soignait la population civile, ce que les autres établissements du même type ne faisaient pas…

Au plus fort de la guerre, l’hôpital contenait 600 lits : c’était le plus grand "HA" britannique en France. Il fonctionna de janvier 1915 à mars 1919. Avec le Saint John’s Hospital d’Etaples, c’était le plus proche de la ligne de front (parmi les hôpitaux de « volontaires »).

10 861 patients furent soignés dans les deux hôpitaux auxiliaires de Royaumont et VillersCotterêts, dont 8 752 soldats (essentiellement des français de métropole et des soldats coloniaux, quelques Britanniques, dont 159 moururent).

(plus d'informations sur l'histoire de Royaumont)




When, during the summer of 1914, war broke out, Edouard Gouin offered the abbey building to the “societé de secours aux blesses militaires” to establish a hospital there.

The S.S.B.M was created in May ­1864 by Henri Durant to support the injured soldiers during the campaign. This was the oldest of the three societies of the French Red Cross. During the First World War those three societies managed auxiliary hospitals but not with the same prerogatives. The S.S.B.M had a kind of independence towards the State and was authorised to assist the enhanced services of the military zones. It could install auxiliary training, participate in the service of hospital trains and the train station nurses depended towards this society. The A.D.F and the U.F.F could only handle auxiliary hospitals in the inside zone and were not authorised to participate to other activities.

After the Battle of the Marne (September), negotiations started between the French Red Cross and the comity of London of the French Red Cross, chaired by the Vicomtesse  de La Panous. And in November 1914, the former Royaumont abbey is proposed to the “Scottish Federation of Women’s suffrage societies”, a Scottish branch of a women’s group and feminist “the National Union for Women’s suffrages” which is well known in England. Their slogan was “to obtain our rights to fulfil our duty”. That is not their first attempt: they founded a maternity in Russia for women refugees, are attached to several ambulances able to go from the British front to Salonika and in Serbia…

The hospital was under the responsibility of the French Red Cross and then under the French army’s responsibility without any connexion with the British health service.

On the 4th of December, Dr Inglis boarded in Folkestone the crew of the Royaumont hospital. The crew was composed of 7 women doctors, 10 head nurses, 8 orderly nurses and 3 drivers under the supervision of a head surgeon: miss Frances Ivens of Liverpool. The necessary furniture for a hundred beds had already been shipped from Edinburgh.

The vast buildings refurbished at the end of the 19th century for the novitiate have been more or less abandoned for the last ten years, thus ownership works had started such as cleaning the dust and the waste of the Uhlans who stopped at Royaumont some time ago, putting in electricity, water and heat…

On the 10th of January 1915, the hospital receives the title of military hospital as well as the name “auxiliary hospital 301”. The first patients are treated in January 1915. During the times of low activity, the AH 301 healed the civilians, contrary to other institutions of the same kind.

During the heat of the war, the AH had 600 beds, making it the largest Britain AH in France. It operated from January 1915 to March 1919. Among the “voluntaries” hospital, it was the closest to the front lines with the Saint John’s Hospital of Etaples.

10 861 patients were treated in Royaumont and Villiers-cotterêts auxiliary hospital, with 8 752 soldiers, mostly from mainland France and soldiers from the colony, a few Britons among which 159 died.

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