Musique

Publié le 15/01/2019

Thomas Lacôte, nouvel organiste en résidence sur l’orgue Cavaillé-Coll

Thomas Lacôte, nouvel organiste en résidence sur l’orgue Cavaillé-Coll

Pendant ses trois années de résidence, de 2015 à 2018, Louis-Noël Bestion de Camboulas a exploré les différentes facettes de l’orgue de Royaumont et s'est particulièrement intéressé à sa fonction initiale d’orgue de salon installé dans la maison de la famille Marracci,  à Colony, sur les bords du Lac Léman. L'organiste s’est attaché à faire revivre la pratique des transcriptions d’œuvres symphoniques ou lyriques, si vivante au XIXe siècle. Louis-Noël Bestion de Camboulas a ainsi invité l’altiste Adrien La Marca, le baryton Etienne Bazola, la soprano Eugénie Lefebvre et la harpiste Lucie Berthomier à réinventer des partitions de Berlioz, Liszt ou Ravel. Nous pourrons garder trace de ces recherches grâce au disque Soleils Couchants qui sortira au printemps 2019 chez harmonia mundi.

Organiste, compositeur et improvisateur, professeur d’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Thomas Lacôte prend sa succession en 2019 pour une résidence de 3 ans.

Thomas Lacôte est le titulaire du grand orgue de l’église de la Trinité, tribune qui fut pendant 60 ans celle d'Olivier Messiaen. Il vient justement d’écrire à 6 mains, avec les musicologues Yves Balmer et Christopher Brent Murray, un livre novateur sur ce compositeur : Le Modèle et l’Invention : Messiaen et la technique de l’emprunt. L'ouvrage révèle le processus de création de l'auteur du Quatuor pour la fin du Temps et rappelle le répertoire de ses années d’apprentissage : Chopin, Rameau, Gounod… Il démontre combien l'histoire musicale est le matériau même de la création, au travers de la transformation des formules musicales empruntées.

Parce que l’orgue Cavaillé-Coll de Royaumont, façonné en 1864, est ancré dans l’histoire de la fin du XIXe siècle, une période de transformation profonde du vocabulaire classique et romantique, incarnée notamment en Allemagne par Liszt, Wagner et, pour la France, César Franck, Thomas Lacôte va centrer sur ce dernier une partie de ses travaux à l'abbaye. Il ouvrira plusieurs pistes de recherche sur l’œuvre et le processus créateur du fondateur de l'école d’orgue française. Cette recherche – dont il commence à transmettre les fruits au cours de l’atelier de formation professionnelle d'avril 2019 - débouchera sur une interprétation renouvelée d'un des sommets de la littérature pour orgue : les Trois Chorals de Franck.

En mettant en relation recherche, interprétation et création, l'ambition de la résidence de Thomas Lacôte à Royaumont est d'allier cette relecture approfondie d'œuvres marquantes du répertoire avec l'élan de l'improvisation, pratique phare des organistes tels que Franck et Messiaen. Par-delà les traditions codifiées, l'improvisation peut être un laboratoire pour la recherche instrumentale et la composition. Thomas Lacôte proposera à Royaumont d'explorer de nouveaux cadres d'expression et de transmission, et de nouvelles collaborations pour cet art, tout spécialement avec la parole et le récit. Ces questions feront l’objet de créations dès le printemps 2019 puis d’ateliers de formation en 2020

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