Naïssam Jalal

en résidence à Royaumont (2021-2023)  

* 2020 : concert-rencontre Duo Naïssam Jalal et Claude Tchamitchian. 2018 : concert Quest of the invisible

Depuis plusieurs années, la flûtiste Naïssam Jalal dévoile un univers musical personnel et vibrant qui, tant sur le fond que sur la forme, redonne tout son sens au mot liberté. Dans une recherche et une curiosité sans cesse renouvelées, elle brille par sa virtuose capacité à tisser les liens entre les différentes cultures musicales et les champs esthétiques. L’engagement par et dans la musique : telle est la ligne directrice de ses multiples projets artistiques qui n’ont cessé de surprendre grâce à leur originalité, leur authenticité et leurs qualités artistiques.

Son identité française et arabe, sa sensibilité jazz, son éducation classique, ses passions hip hop et funk, ses désirs de liens et de silences, rien n’est vraiment le fruit du hasard, tout s’inscrit dans un élan global, ouvert sur le monde visible et les univers invisibles. Elle suit une trajectoire solide et sincère qui, de la colère aux rêves, ne néglige aucune émotion.

Née à Paris, de parents syriens, la musicienne s’est construite, dès l’âge de 6 ans, sur le plan artistique dans la multitude des rencontres humaines et artistiques. À 17 ans, elle découvre l’improvisation et quitte le conservatoire après obtention du CFEM. Elle intègre différentes fanfares, comme Tarace Boulba, avec laquelle elle sillonne la France et le Mali en tournée. A 19 ans, Naïssam part poursuivre son apprentissage au Grand Institut de Musique Arabe de Damas où elle étudie le nay. Plus tard, elle s’installe au Caire pour quelques années et y enrichit son jeu auprès des plus grands maîtres de la musique arabe classique tels que le grand violoniste Abdu Dagher, ou encore, Fathi Salama avec qui elle se produit dans des théâtres prestigieux. Elle participe à la création des groupes El Dor El Awal et Bakash. Entre formation musicale et quête de soi, ces années d’initiation au sens noble constituent le socle de l’artiste d’aujourd’hui.

De retour en France, elle accompagne le rappeur libanais Rayess Bek ainsi que le oudiste égyptien Hazem Shaheen. En 2009, elle sort l’album Aux Résistances du duo Noun Ya, avec lequel elle tournera en France, en Syrie, au Japon, au Liban et en Tunisie.

Du rap au jazz contemporain, en passant par le tango ou l’afrobeat, Naïssam Jalal joue avec tous et se joue de toutes les catégories musicales. On la trouve aux côtés de la crème des musiciens africains de la scène parisienne : Cheikh Tidiane Seck, Mamani Keita, Abdoulaye Traore, Mohamed Diaby, Hilaire Penda, Moh Kouyaté, Hervé Samb ; ou des grands noms du jazz français et international : Hamid Drake, Michael Blake, Claude Tchamitchian, Andy Emler, Médéric Collignon, Nelson Veras, Anne Paceo, Hubert Dupont, Mathilde Gross Viddal ; de la musique arabe : Noura Mint Seymali, Aziz Sahmaoui, Amazigh Kateb, Lena Shamamyan, Karim Ziad, Macadi Nahhas, Youssef Hbeish, Khaled Aljaramani, Ahmad Alkhatib. Elle accompagne de nombreux rappeurs internationaux tels Mike Ladd, Napoleon Maddox ou le groupe de rap palestinien Katibeh 5 et des artistes d’Amérique latine tels Melingo. Elle compose également de la musique pour le cinéma (6 longs métrages), la danse ou le théâtre.

En 2011, elle crée son quintet Rhythms of Resistance qui tournera en France et à l’international et produit deux albums, salués par la critique : Osloob Hayati (2015) et Almot Wala Almazala (2016) qui reçoit le prix de l’académie Charles Cros en 2017. En parallèle, elle explore les possibles du hip hop instrumental avec le rappeur palestinien Osloob dans la formation Al Akhareen, avec lequel elle reçoit le Prix des Musiques d'ICI 2020. Elle fonde également le trio Quest of the Invisible, une quête spirituelle tournée vers la transe et le silence. L’album du même nom est accueilli avec enthousiasme et est primé aux Victoires du jazz 2019 comme « album inclassable de l’année ».

Pour marquer les 10 ans de Rhythms of Resistance, un double album sort en février 2021. On y découvre un aspect insoupçonné de l’imaginaire de Naïssam Jalal qui présente un répertoire à deux visages : une version pour quintet et une version pour orchestre symphonique interprétée par l’orchestre national de Bretagne. Un Autre Monde dénonce les catastrophes sociales et écologiques du monde actuel mais pointe aussi vers un monde empathique et aimant. Un disque qui milite pour le rêve et le refus de baisser la tête.

Inspirée par ses immersions en milieu hospitalier, Naïssam Jalal compose actuellement « Rituels de guérisons » pour un nouveau quartet qui verra le jour en 2021 avec son complice Claude Tchamitchian, le violoncelliste Clément Petit et le batteur Nasheet Waits.

* collaborations antérieures avec Royaumont

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