Un véritable ballet gestuel et sonore, interprété par six percussionnistes qui virevoltent autour d’un nouvel instrument aux harmoniques flamboyantes.
Il a fallu dix ans à Bastien David pour concevoir et faire construire son instrument. L’idée lui en est venue à Mandalay, la capitale culturelle du Myanmar, parmi les tambours et les xylophones du quartier des artisans. Dans ce pays qu’on appelait autrefois la Birmanie, le musicien s’assied parfois au milieu d’un ensemble de 21 gongs disposés tout autour de lui, le ci wain. Bastien David a conservé l’idée du cercle mais l’a étendu : son instrument mesure 15 mètres de circonférence et requiert plusieurs interprètes. Il a également gardé la combinaison de matières, réunissant le bois et l’acier, mais a choisi de faire façonner de longues lames de métal, 216 au total, posées sur six caisses de résonance en bois laqué. Son nouvel instrument, le Métallophone, bénéficie d’un accordage microtonal : l’écart entre deux notes du solfège occidental, par exemple un do et un ré, est divisé en 12 intervalles. Les sonorités produites semblent donc inouïes. Lorsqu’elles vibrent ensemble, les lames engendrent un flot d’harmoniques flamboyantes qui génèrent des images mentales éblouissantes. Mais le spectacle n’est pas uniquement cérébral : autour des caisses pirouettent et virevoltent les six percussionnistes de l’ensemble Les Insectes. La formation doit son nom à la passion du compositeur pour le vivant, à son goût pour l’infime, le minuscule, l’insaisissable, autant qu’à la gestuelle ininterrompue des interprètes. Les Métamorphoses, la première pièce que Bastien David a écrite pour son instrument est un véritable ballet gestuel et sonore. Créée à la Maison de la Radio et de la Musique, elle dépeint un monde fourmillant, sans cesse changeant, résolument captivant. Pour l’anecdote, le Métallophone avait été mis à l’abri à Royaumont pendant les confinements de la Covid. Il revient enfin pour faire entendre au plus grand nombre un hypnotique éloge des sens, du mouvement et de l’intelligence collective.
Tarif : B (voir tous les tarifs) | Durée : 55 mn | Âge : tout public
Programme
Composition de Bastien David
Avec
Bastien David
compositeur, directeur artistique de la Compagnie Les Insectes
Les Insectes :
Arthur Bechet,
Maxime Echardour,
Théo His-Mahier,
Elisa Humanes,
Yu-Lin Kuo,
Lou Renaud Bailly
percussions
Le programme de votre dimanche
- Toute la journée | Bar-salon de thé
- 11h | le brunch
- 11h30, 14h, 15h30 | visite guidée
- 14h | Rencontre
- 15h30 | Les Métamorphoses
La Saison Royaumont
Le Festival de Royaumont devient La Saison Royaumont !
Rencontres, spectacles et concerts, visite du monument, coups de cœur artistiques, votre sortie du dimanche après-midi à Royaumont devient une véritable expérience.
Écouter / voir
Vidéo
Le lieu
Réfectoire des moines dimanche 7 mars 2027 à 15:30
Tous les dimanches et les jours fériés, profitez des navettes au départ de la gare de Luzarches.
La réservation des navettes se fait exclusivement sur internet :
- Vous pouvez réserver jusqu'au jour de votre venue à 9h, sous réserve de disponibilité.
- Le nombre de places étant limité, la réservation est recommandée.
- Une participation de 2€ est demandée
Co-voiturer pour venir à l'abbaye est maintenant possible !
Sans frais supplémentaires, accéder à l'abbaye en co-voiturant avec d'autres spectateurs
Pendant la saison, profitez des possibilités de restauration proposées par l'abbaye
Le dernier dimanche du mois
Le bar-salon de thé
A table ou sur le pouce, de l'apéritif au goûter des enfants, de nouvelles formules sont à découvrir, pour chaque moment de votre journée à l'abbaye
sans réservation
Profitez d'une nuit paisible dans votre chambre avec vue sur le cloître ou le parc
- En solo ou à deux
- Check-in à partir de 17h
- Parcours de visite ouvert jusqu'à minuit
- Accès au site et aux activités du week-end (hors activités payantes)
- WI-FI illimité et gratuit
Les Insectes bénéficient du soutien de la Fondation d’entreprise Société Générale et de la Caisse des Dépôts, mécènes principaux, ainsi que du soutien de la Spedidam, de la SACEM et des Editions Henry Lemoine.
Photo : Quentin Chevrier








