Composer le solo instrumental : son, geste, espace, écoute
Pour 10 compositrices et compositeurs
Période
Du 17 au 28 août 2027
Encadrement
Diana Soh ; Mark Andre ; Caroline Traube ; Lucile Dollat ; Florentin Ginot ; Ninon Hannecart-Ségal ; Marcus Weiss ; Yi-Ping Yang
(détails ci-dessous)
Présentation
Voix Nouvelles : un laboratoire de création
Depuis plus de 30 ans, Voix Nouvelles accompagne de jeunes compositrices et compositeurs du monde entier à un moment décisif de leur parcours : celui où une écriture personnelle cherche à s’affirmer, à se confronter au réel et à trouver sa voix.
À Royaumont, cette recherche se déploie dans des conditions professionnelles, au contact de compositrices et compositeurs encadrants et d’interprètes d’exception. La singularité de Voix Nouvelles tient à la place accordée au dialogue : pendant plusieurs mois, les participantes et participants confrontent leurs idées à l’expérience du son, échangent avec les interprètes et bénéficient d’un accompagnement approfondi des compositeurs encadrants.
Conçu comme un laboratoire, le Campus accompagne l’ensemble du processus de création, de la première idée à l’œuvre réalisée, répétée, transformée, créée et enregistrée. On y apprend à composer en éprouvant concrètement la musique qui advient. Les répétitions et les échanges permettent de confronter l’écriture au son, d’affiner les intentions et de faire évoluer la partition au contact de l’expérience.
Chaque édition ouvre un territoire de recherche sans imposer de langage ni d’esthétique. Voix Nouvelles favorise une recherche personnelle et collective, met à l’épreuve les intuitions et les habitudes d’écriture et crée les conditions d’un temps de concentration, d’expérimentation et de dialogue.
À Royaumont, composer signifie donc aussi écouter, expérimenter, échanger et faire évoluer son écriture au contact du réel.
À l’issue de la formation, la Fondation Royaumont poursuit l’accompagnement des compositrices et compositeurs de Voix Nouvelles en attribuant des commandes de nouvelles œuvres, susceptibles d’être présentées dans la Saison Royaumont ou dans la programmation de partenaires, d’ensembles ou de solistes professionnels.
L’édition 2027 > Composer le solo instrumental : son, geste, espace, écoute
Cette édition du Campus Voix Nouvelles est consacrée au solo instrumental, envisagé comme un espace d’expérimentation où se rencontrent le son, le geste, l’espace et la présence.
Encadrés par les compositeurs Diana Soh et Mark Andre, les compositrices et compositeurs lauréats seront invités à développer une écriture attentive à la matérialité du phénomène sonore, à la théâtralité du jeu instrumental et aux conditions mêmes de l’écoute.
Chaque participante et participant développera une œuvre originale pour un instrument soliste, d’une durée d’environ 10 minutes, en dialogue étroit avec l’interprète qui lui sera associé.
Le solo comme laboratoire de composition
Plus qu’une forme instrumentale, le solo constitue un laboratoire de composition. Chaque son y engage pleinement le corps de l’interprète, les propriétés et les possibilités de l’instrument, l’acoustique du lieu, le silence qui l’environne et l’attention de l’auditeur.
L’écriture est ainsi envisagée comme l’organisation de relations entre une matière sonore, un geste, un espace et une temporalité.
Le dispositif artistique est volontairement sobre : les œuvres ne recourront pas à l’électronique, à l’amplification, à la vidéo ou à un dispositif de création lumière. Ce choix invite à porter l’attention sur les ressources propres de l’instrument, du geste et du lieu. Elle permet également d’interroger les conditions de circulation d’une œuvre : comment concevoir une pièce qui puisse être reprise dans différents contextes sans dépendre d’un dispositif technique extérieur ?
Cette contrainte n’exclut pas les dimensions gestuelles, spatiales ou scéniques du projet. Celles-ci pourront au contraire être pleinement intégrées à l’œuvre, à partir des ressources propres de l’interprète, de l’instrument et du lieu : déplacements, postures, mouvements, orientation du corps ou de l’instrument, rapport au public, circulation dans l’espace, mise en relation de plusieurs points d’écoute, etc.
Cinq instruments, cinq univers de recherche
Chaque compositrice et compositeur développera une œuvre pour un seul instrument, en dialogue étroit avec l’interprète qui lui est associé.
Lors de leur candidature, les candidates et candidats indiquent deux instruments par ordre de préférence parmi les cinq instruments proposés. Ces deux choix constituent des préférences et non deux projets de composition distincts. L’équipe pédagogique arrête ensuite l’instrument attribué à chaque participante et participant, en fonction des souhaits exprimés, de la cohérence des projets et de la répartition entre les cinq interprètes.
Le projet de composition est ensuite développé en dialogue avec l’interprète associé, à partir des possibilités techniques, sonores et expressives de son instrument.
Les cinq instruments proposés sont :
- orgue Cavaillé-Coll — Lucile Dollat
- percussion — Yi-Ping Yang
- contrebasse — Florentin Ginot
- clavecin Sidey — Ninon Hannecart-Ségal
- saxophone — Marcus Weiss
Très différents par leur facture, leurs modes de production du son, leur rapport au corps et leurs possibilités de projection dans l’espace, ces instruments offrent cinq territoires de recherche.
Les compositrices et compositeurs pourront ainsi explorer, selon l’instrument choisi, les modes de jeu, la matérialité du son, les régimes de résonance, le geste instrumental, le souffle, la friction, l’attaque, le prolongement du son, les relations entre le corps et l’instrument, ainsi que les possibilités de mise en scène et de présence dans l’espace.
Écouter la matière sonore
L’écoute constitue le fil conducteur de cette édition. Les œuvres seront invitées à explorer les micro-variations du timbre, les transformations de la matière sonore, les seuils entre son, bruit et silence, ainsi que les phénomènes de résonance qui rendent la perception particulièrement active.
Le silence n’y apparaît pas comme une absence, mais comme une composante essentielle de la forme, capable de préparer, prolonger ou transformer l’événement sonore. Cette attention portée à l’écoute pourra également conduire à interroger les conditions dans lesquelles un son apparaît, se propage, résonne et disparaît.
Le geste comme matériau musical
La théâtralité forme un autre axe de recherche. Elle n’est pas conçue comme un supplément spectaculaire, mais comme une dimension inhérente au jeu instrumental.
Le corps de l’interprète, ses mouvements, son souffle, son regard, sa relation à l’instrument, aux objets, à l’espace et au public pourront devenir autant de paramètres compositionnels, selon des degrés de présence très variés.
Composer avec le lieu
Le Campus se déploiera dans les multiples espaces de l’abbaye de Royaumont, dont l’architecture et les jardins offrent une remarquable diversité de résonances et de situations d’écoute.
Chaque espace infléchit la projection du son, sa résonance, son extinction et la perception qui en découle. Les compositrices et compositeurs seront donc invités à considérer le lieu comme un véritable paramètre de l’écriture.
Un parcours à travers l’abbaye
La restitution publique des dix œuvres prendra la forme d’un parcours musical à travers différents espaces de l’abbaye de Royaumont.
Les compositrices et compositeurs seront associés à la conception de ce parcours et invités à réfléchir collectivement aux liens entre leurs œuvres. Si les 10 pièces demeurent autonomes, leur mise en regard sera conçue comme un ensemble : choix des lieux, ordre des pièces, transitions, déplacements du public, rapports entre les œuvres et résonances entre les espaces.
En détail : comment se déroule Voix Nouvelles ?
Le Campus débute par un temps préparatoire en visioconférence en janvier et février 2027. Il se poursuit jusqu’en août par un accompagnement à distance, avant de s’achever par une résidence de création en présentiel à Royaumont, du 17 au 28 août 2027.
1. En janvier/février 2027 : un temps préparatoire
Un premier temps collectif en visioconférence permet aux participantes et participants de s’approprier la thématique de l’édition et d’en explorer les différents enjeux.
Ce temps préparatoire comprend :
- une séance collective, présentée par Michel Duchesneau et Caroline Traube, consacrée à l’histoire et l’évolution de la relation entre compositrice-compositeur et interprète [1 heure] ;
- une séance collective, présentée par Caroline Traube, consacrée à l’acoustique et à la physicalité des lieux, explorant les relations entre instrument, son et espace, ainsi que les outils et le vocabulaire permettant de décrire et de verbaliser les propriétés d’un instrument et les phénomènes sonores qui lui sont associés [2 heures] ;
- une séance collective de réflexion et d’échange en visioconférence, animée par Diana Soh et Mark Andre, autour des enjeux de la composition pour instrument soliste et des relations entre son, geste, espace et écoute [2 heures] ;
- une séance collective, animée par Diana Soh et Mark Andre, consacrée à la préparation de la relation entre compositeur·rice et interprète, particulièrement pour de jeunes compositeur·rices : comment préparer une première séance avec un interprète, communiquer clairement ses intentions et ses questions, arriver avec des idées ou des éléments concrets à tester, expérimenter ensemble, écouter les retours de l’interprète, puis décider comment — ou s’il est pertinent — de les intégrer dans son propre processus de composition [1 heure] ;
- une séance autour de chaque instrument soliste, réunissant les deux compositeur·ices composant pour cet instrument, l’interprète de cet instrument, Caroline Traube. Il s’agira de présenter l’instrument, ses spécificités, ses possibilités techniques, ses différents modes de jeu [1 heure].
Les modalités et dates précises de ces rendez-vous seront communiquées aux personnes sélectionnées.
Les participantes et participants au Campus s’engagent à assister aux visioconférences, qui constituent un élément essentiel du parcours. Ils veilleront ainsi à être présents à l’ensemble des séances programmées et à s’y investir pleinement.
En cas d’empêchement exceptionnel, les visioconférences seront enregistrées et leur contenu pourra être consulté ultérieurement. Cet accès en différé ne saurait toutefois se substituer à la participation aux séances en direct, qui favorise les échanges, les interactions et la dynamique collective du Campus.
Ce temps préparatoire constitue un socle commun de réflexion. Il ne vise ni à imposer une méthode de composition ni à définir un cadre esthétique, mais à donner à chacune et chacun les outils nécessaires pour commencer à développer son projet.
2. De février à l’été 2027 : écrire en dialogue
À partir de la phase préparatoire, chaque compositrice et compositeur développe son projet pour l’instrument qui lui est attribué.
L’écriture est accompagnée par des échanges ponctuels avec les interprètes et avec Diana Soh et Mark Andre. Ces échanges permettent de tester des idées, de préciser les possibilités instrumentales, de questionner les choix d’écriture et, lorsque cela est nécessaire, de faire évoluer le projet.
Chaque compositrice et compositeur bénéficie notamment d’un rendez-vous individuel avec chacun des deux compositeurs encadrants (Diana Soh et Mark Andre) autour d’une première version de la partition, correspondant à environ 50 % de son état d’avancement.
Les travaux sont remis progressivement afin de permettre un accompagnement régulier de l’écriture.
La partition n’est pas considérée comme un objet figé, mais comme un espace de recherche appelé à évoluer au gré du dialogue avec les interprètes et les encadrants.
Calendrier de remise de la partition
- 1er juin 2027 : 50 % du travail
- 1er juillet 2027 : 80 % du travail
- 1er août 2027 : 100 % du travail, accompagnés d’une note de présentation de l’œuvre en français et en anglais, de 1000 caractères maximum, espaces compris.
Le rendu définitif est transmis dès réception à l’interprète associé afin de lui permettre de prendre connaissance de l’œuvre et de préparer le travail de répétition en amont de la résidence.
3. À Royaumont : approfondir, transformer, créer
Du 17 au 28 août 2027, les dix compositrices et compositeurs sont réunis à l’Abbaye de Royaumont pour un temps intensif de travail et d’immersion.
17 au 21 août 2027 : travail de composition et accompagnement artistique
- Séances individuelles avec Diana Soh et Mark Andre pour approfondir sa partition, préciser ses intentions et envisager les transformations nécessaires avant les répétitions ;
- Présentations individuelles des compositrices et compositeurs : parcours, démarche artistique, œuvres ;
- Séance de réflexion sur l’acte de composer, par Diana Soh et Mark Andre ;
- Séances individuelles d’écriture de son œuvre ;
- Conférence collective par Diana Soh : comment préparer et mener une séance de travail, formuler ses intentions et ses questions, expérimenter avec l’interprète et intégrer ses retours dans le processus de composition ;
- Conférence collective par Mark Andre : De la musique en état / de la disparition ;
- Ateliers créativité « comment développer des sources d’inspiration », animés par Diana Soh et Mark Andre.
22 août : journée de repos
23 au 27 août 2027 : répétitions avec les interprètes
Chaque œuvre est travaillée en étroite collaboration avec son interprète, dans un dialogue continu entre la compositrice ou le compositeur, l’instrumentiste et les encadrants.
La partition peut ainsi être ajustée, parfois profondément transformée, à partir de ce que révèle l’expérience du son.
Une attention particulière est portée aux conditions de présentation de chaque œuvre : choix de l’espace, disposition de l’interprète, circulation éventuelle et relation au public. Ce travail contribue également à la conception du parcours collectif de restitution.
28 août 2027 : restitution publique et enregistrée
Les dix œuvres, d’une durée d’environ 10 minutes chacune, sont créées dans le cadre d’un parcours musical à travers différents espaces de l’abbaye de Royaumont.
La restitution est également enregistrée. Les enregistrements sont ensuite mis en ligne sur la chaîne YouTube de la Fondation Royaumont. Le fichier de l’enregistrement est transmis à chaque compositrice et compositeur dans les semaines suivant le Campus.
Un Campus partagé
Voix Nouvelles se déroule en parallèle du Campus Musiques transculturelles [ici]. Cette proximité permet aux participantes et participants de partager certains temps en commun et d’élargir les échanges au-delà de leur discipline et de leur pratique.
Des séances communes réuniront ainsi l’ensemble des participantes et participants autour de différentes thématiques :
- séances de pratique corporelle ;
- ateliers « Les clés de la profession » ;
- débats « L’artiste dans la société » ;
- visite du monument et de la bibliothèque musicale ;
- temps d’échange et de convivialité.
Ces temps communs participent pleinement à l’esprit du Campus : faire de Royaumont un espace où la pratique artistique, la réflexion et la rencontre avec d’autres artistes se nourrissent mutuellement.
Encadrement
Composition
Diana Soh, compositrice (Singapour, 1984)
Mark Andre, compositeur (France, 1964)
Accompagnement scientifique
Caroline Traube, professeure à la Faculté de musique de l’Université de Montréal (acoustique musicale, musicologie de la performance)
Interprétation
Lucile Dollat, orgue Cavaillé-Coll
Florentin Ginot, contrebasse
Ninon Hannecart-Ségal, clavecin Sidey
Marcus Weiss, saxophone
Yi-Ping Yang, percussion
Intervenant·e·s pontuel·les
Michel Duchesneau, professeur à la Faculté de musique de l’Université de Montréal – Conférence introductive
Denis Laborde, ethnologue, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EHESS, chercheur au Centre Marc Bloch de Berlin – Débats « L’artiste dans la société »
Jérémie Szpirglas, écrivain, rédacteur, journaliste d’investigation et conférencier – Ateliers « Les clés de la profession » : Exprimer son identité artistique et mettre en mots sa musique
Un·e représentant·e de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) – Ateliers « Les clés de la profession » : Quel est le rôle de la Sacem auprès des compositrices et compositeurs ?
En cours de recrutement – Ateliers de pratique corporelle
En savoir plus sur …
Diana Soh
Diana Soh développe une œuvre qui explore les relations entre son, geste, espace, corps et perception. Sa pratique se caractérise par une attention particulière à l’interactivité de la performance et à la manière dont la collaboration étroite avec les interprètes peut devenir un moteur de création.
Son catalogue couvre un large éventail de formations, de la musique soliste et de chambre à l’orchestre, ainsi que des projets associant musique, théâtre, danse, cinéma et arts visuels. Elle développe également des œuvres pensées pour des lieux et des situations de représentation spécifiques.
Son travail témoigne d’une volonté de « composer contre l’habitude » : déplacer les usages conventionnels des instruments, interroger les comportements d’écoute et créer des situations où le geste de l’interprète et la perception du public deviennent partie intégrante de l’œuvre.
Mark Andre
Mark Andre est un compositeur français dont la musique porte une attention particulière aux phénomènes de seuil : entre son et bruit, apparition et disparition, présence et silence, perception et écoute.
Formé notamment auprès de Claude Ballif et Gérard Grisey au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, puis marqué par son travail auprès de Helmut Lachenmann à Stuttgart, il développe depuis les années 1990 une œuvre profondément centrée sur la matière sonore, les micro-événements, les phénomènes de résonance et les transformations de l’écoute. Son parcours associe également une recherche musicologique consacrée notamment à l’Ars subtilior.
Dans ses œuvres, le son est moins considéré comme une matière stable que comme un phénomène fragile, en transformation permanente, dont l’apparition, la propagation, l’effacement et les traces deviennent des éléments de la composition.
https://www.wisemusicclassical.com/composer/5626/Mark-Andre/
https://soundcloud.com/mark-andre
Lucile Dollat
Lucile Dollat est une organiste et improvisatrice française. Après des études au Conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés auprès d’Éric Lebrun et de Pierre Pincemaille, elle intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où elle se forme auprès d’Olivier Latry, Michel Bouvard, Thierry Escaich, László Fassang, Fabien Waksman et Jean-Baptiste Courtois. Elle y obtient en 2020 un Master d’orgue-interprétation, puis, en 2021, une Licence d’improvisation à l’orgue et un Master d’écriture, avec les plus hautes distinctions.
Lauréate de plusieurs concours internationaux, notamment du Grand Prix et du Prix du Public du Concours André-Marchal – Gaston-Litaize en 2017, Lucile Dollat mène une carrière de concertiste en France et à l’étranger. Elle se produit aussi bien en soliste qu’avec de grandes formations, notamment l’Ensemble Intercontemporain et les orchestres de Radio France. Artiste en résidence à Radio France et à la Fondation Royaumont, elle défend un répertoire allant de la musique ancienne à la création contemporaine. Elle est également professeure d’harmonisation au clavier au CNSMD de Paris et co-titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de Saint-Maurice de Bécon.
Florentin Ginot
Florentin Ginot est contrebassiste, soliste et membre de l’Ensemble Musikfabrik depuis 2015. Son activité est particulièrement marquée par la création contemporaine et par un travail approfondi avec les compositeurs, qui l’a conduit à contribuer au développement d’un nouveau répertoire pour la contrebasse. Il collabore notamment avec Georges Aperghis, György Kurtág, Rebecca Saunders et Helmut Lachenmann.
Il se consacre également au répertoire soliste et à l’invention de nouvelles formes scéniques. Curieux des croisements entre les disciplines, il fonde en 2017 la compagnie HowNow, dont il assure la direction artistique, qui développe des formes scéniques associant musique de création, danse, théâtre et cirque contemporain. Cette démarche prolonge son intérêt pour le rapport entre le corps, l’instrument, l’espace et la scène.
Son travail de soliste témoigne ainsi d’une volonté d’ouvrir les frontières de la contrebasse, tant par l’exploration de son répertoire et de ses possibilités sonores que par le dialogue avec d’autres disciplines artistiques.
Ninon Hannecart-Ségal
Ninon Hannecart-Ségal est pianiste et claveciniste. Révélation classique de l’Adami en 2021 et artiste en résidence à la Fondation Royaumont, elle développe une pratique de claviériste particulièrement ouverte aux répertoires, aux instruments et aux formats de concert.
Son activité associe musique ancienne, création contemporaine, improvisation et musique de chambre. Son intérêt pour le clavecin moderne, notamment le clavecin Sidey de Royaumont, l’amène à interroger les possibilités de cet instrument au-delà du répertoire historique et à explorer ses ressources timbrales et expressives dans des contextes contemporains.
Elle collabore régulièrement avec des ensembles et des artistes de différentes générations et développe également des formats de concert qui mettent en jeu plusieurs instruments et différentes manières d’écouter et de percevoir le clavier.
Marcus Weiss
Marcus Weiss est l’une des figures majeures du saxophone contemporain. Depuis plusieurs décennies, il contribue activement à faire du saxophone un instrument de création et de recherche, en développant un vaste répertoire de pièces solistes et de musique de chambre.
De nombreux compositeurs majeurs ont écrit pour lui, parmi lesquels Georges Aperghis, John Cage, Helmut Lachenmann, Rebecca Saunders, Salvatore Sciarrino, Toshio Hosokawa et Karlheinz Stockhausen. Son activité de soliste, chambriste et pédagogue est étroitement liée à cette relation avec les compositeurs et à la création de nouvelles œuvres.
Son travail se distingue par une exploration approfondie des possibilités techniques, acoustiques et expressives du saxophone et par un engagement constant dans la transmission et l’élargissement de son répertoire. Il est notamment professeur à la Hochschule für Musik de Bâle et co-auteur de The Techniques of Saxophone Playing, ouvrage de référence consacré aux techniques contemporaines de l’instrument.
Yi-Ping Yang
Yi-Ping Yang est percussionniste, timbalière et artiste de création. Formée aux conservatoires de Boulogne-Billancourt et de Lyon, à Genève et Munich, elle mène depuis 2000 une carrière entre orchestre, création et transmission.
Membre des Percussions de Strasbourg et collaboratrice du GRAME, elle participe à de nombreuses créations contemporaines avec l’Ensemble Orchestral Contemporain. Sa démarche artistique fait de la percussion un espace de rencontre entre écritures musicales, arts de la scène et cultures. Elle explore les possibilités du geste, du timbre et de l’espace, et développe des projets à la croisée de la musique et du théâtre, comme compositrice, musicienne et comédienne.
Lauréate de plusieurs concours internationaux, notamment à Luxembourg, Lyon et Eindhoven, elle se produit en France et à l’étranger. Directrice artistique des Rendez-vous Internationaux de la Timbale (RIT-Infinity) et co-directrice artistique d’Eklekto Geneva Percussion Center, elle œuvre au rayonnement de la percussion. Professeure associée au CRR de Lyon depuis 2012, elle enseigne au CNSMD de Lyon et au Conservatoire de Shanghai. En 2024, elle reçoit la « Fabuleuse Signature » de la Fondation Signature.
Michel Duchesneau
Michel Duchesneau est musicologue et professeur titulaire à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, où il enseigne depuis 2002. Titulaire de la Chaire de l’Université de Montréal en musicologie, il dirige depuis 2004 l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM). Ses recherches portent notamment sur la musique française de la première moitié du XXe siècle, la sociologie des publics de la musique, la création musicale contemporaine et ses mécanismes de diffusion, ainsi que sur la médiation et la gestion des institutions musicales. Il est l’auteur de L’Avant-garde musicale en France et ses sociétés de 1871 à 1939 et le coéditeur de plusieurs ouvrages consacrés à la modernité musicale et au compositeur Charles Koechlin. Il a également dirigé la revue Circuit, musiques contemporaines et a été directeur général de la Société de musique contemporaine du Québec. En 2012, il a reçu la médaille Dent de la Royal Musical Association pour sa contribution exceptionnelle à la musicologie.
Denis Laborde
Denis Laborde est anthropologue et musicien. Après des études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il enseigne en conservatoire et travaille à Radio France, où il dirige notamment la création mondiale des Crystal Psalms d’Alvin Curran. Il se tourne ensuite vers l’anthropologie et soutient en 1993, à l’EHESS, une thèse consacrée aux improvisations poético-musicales des bertsulari, les improvisateurs basques. Entré au CNRS en 1997, il devient directeur de recherche et développe une approche originale de la musique comme outil d’analyse des sociétés humaines. Ses recherches portent notamment sur l’improvisation, la création musicale contemporaine, les musiques du monde, les festivals et les pratiques musicales en contexte de migration. Directeur d’études à l’EHESS, il fonde à Bayonne l’Institut ARI-CNRS, consacré à l’anthropologie de la musique. Il reçoit en 2020 la médaille d’argent du CNRS pour l’ensemble de ses travaux.
Caroline Traube
Caroline Traube est chercheuse au parcours interdisciplinaire et mène des travaux sur les migrations humaines et musicales depuis une douzaine d’années. Parmi ses thématiques de recherche, elle s’intéresse aux parcours de carrière et enjeux de professionnalisation de musiciennes et musiciens immigrants, à la place de la musique dans l’expérience migratoire, ainsi qu’au travail des diffuseurs (festivals et salles) en arts de la scène dans des contextes multiculturels. Elle dirige le projet de recherche-action partenariale Musique Immigration (musique-immigration.ca) et assure la codirection de l’ouvrage collectif Participation culturelle, arts et immigration à paraître dans la collection « Monde culturel » aux Presses de l’Université Laval. Elle réalise également le podcast Le monde dans mes oreilles, qui met en lumière les récits de personnes immigrantes sous l’angle des musiques qui ont ponctué leur parcours, et dont la deuxième saison est entièrement codéveloppée et coprésentée avec le festival des Rencontres internationales du documentaire.
Parallèlement à la recherche, Caroline a travaillé dans le milieu de la diffusion musicale comme coordonnatrice de l’ensemble Constantinople et chargée de diffusion au Centre des musiciens du monde à Montréal (2017-2020). Elle a également siégé sur le Conseil d’administration du Conseil des arts de Montréal à titre de présidente du secteur musique (2022-2025).
Jérémie Szpirglas
Jérémie Szpirglas Après un parcours entre sciences, musique et navigation au grand large, Jérémie Szpirglas se consacre à l’écriture. Auteur de fictions (Pater Dolorosa, Le Passeur Éditeur, 2019 ; Anthropocène, Publie.net, 2022), ancien journaliste culturel (Le Monde de la Musique, Mouvement, rédaction en chef du magazine Musique(s)), il prête également sa plume à diverses personnalités des mondes artistique et politique. Il écrit de nombreux textes de référence pour de grandes institutions culturelles françaises (Philharmonie de Paris, Ircam, Festival d’Automne, Ensemble intercontemporain, Théâtre des Bouffes du Nord, Opéra de Paris, Opéra-Comique…). Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’œuvre de Serge Gainsbourg, co-signant notamment la référence : Le Gainsbook, Seghers, 2019.
Conditions d’accueil
Pendant la résidence à Royaumont, les lauréates et lauréats bénéficient :
- d’un hébergement à l’Abbaye de Royaumont en chambre individuelle avec salle d’eau privative ;
- de repas préparés et servis par l’équipe de restauration de l’Abbaye ;
- de navettes groupées entre la gare de Viarmes et l’Abbaye à l’arrivée le 16 août 2027, et au départ le 29 août 2027.
Les précédentes éditions – Restitutions
De 202 à 2025…
![[Concert] Académie Voix Nouvelles au Festival de Royaumont - Première partie](https://i.ytimg.com/vi/aMA8e7UbhTo/hqdefault.jpg)
![[Concert] Académie Voix Nouvelles - "Op Op CCC Variations" de Théo Mérigeau](https://i.ytimg.com/vi/rfRC8eJVz68/hqdefault.jpg)
![[Concert] Académie Voix Nouvelles - "Sans raisons apparentes" de Maxime Mantovani par Court-circuit](https://i.ytimg.com/vi/Gv3CtZkT7t0/hqdefault.jpg)


Les lauréats en parlent

« Une formation intense, enrichissante, stimulante. »
« Une formation très enrichissante, par le croisement avec les autres formations, et par la qualité de l’encadrement et du rythme de travail. »
« Une étape décisive dans l’évolution de mon style de composition et de ma carrière. »
Modalités du parcours
Du 17 au 28 août 2027
Public visé
10 compositrices et compositeurs
Pré-requis et condition d’accès à la formation
Être en fin de cursus d’études supérieures, ou avoir une expérience professionnelle ou préprofessionnelle.
Maîtriser l’anglais à l’oral, langue principale d’enseignement et d’échange au sein du Campus. La maîtrise du français est appréciée.
Les participants s’engagent formellement à suivre l’intégralité de la formation.
Durée
A Royaumont
Accueil : 16 août 2027 en fin d’après-midi
Formation : du 17 au 28 août 2027 inclus
Départ : 29 août 2027 au matin
Nombre de jours : 11 jours de formation et 1 jour de repos
Nombre d’heures : 77 heures de formation
Tarifs
Voir la page conditions tarifaires
2000 € T.T.C. (400 € T.T.C. de frais d’inscription + 1600 € T.T.C. de participation aux frais d’organisation)
Candidature
La sélection se fait sur dossier par les encadrant·e·s et le responsable pédagogique.
Eléments à fournir :
- Biographie en français et anglais.
- CV présentant le parcours de formation, les expériences artistiques et les principales réalisations.
- Lettre de motivation présentant :
- les raisons motivant le souhait de participer au Campus Voix Nouvelles ;
- les compétences, expériences et qualités que la candidate ou le candidat souhaite mobiliser dans ce cadre ;
- les premières pistes de recherche que la candidate ou le candidat souhaite explorer en lien avec la thématique de l’édition : question sonore, intuition formelle, relation entre geste et son, hypothèse autour d’un mode de jeu, réflexion sur l’espace ou les conditions d’écoute, etc.
Il n’est pas demandé de présenter un projet de composition abouti ni une partition préalable pour l’un des instruments proposés.
L’œuvre développée pendant le Campus aura une durée d’environ 10 minutes.
Les candidates et candidats indiquent également deux instruments par ordre de préférence parmi les cinq instruments proposés.
Ces deux choix constituent des préférences et non deux projets de composition distincts. L’instrument définitif sera déterminé en dialogue avec la personne sélectionnée à l’issue de la phase préparatoire, avant le début du processus d’écriture.
Les candidatures ne mentionnant pas les deux choix d’instrument ne seront pas prises en considération.
- Trois partitions et les trois enregistrements correspondants.
Les candidates et candidats doivent fournir trois œuvres représentatives de leur démarche artistique, accompagnées de leurs partitions et de leurs enregistrements correspondants.
Les enregistrements doivent permettre au jury d’apprécier la qualité sonore et l’interprétation des œuvres présentées.
Les œuvres peuvent avoir été créées ou être encore inédites.
- Une photographie récente, libre de droits, avec mention du crédit.
Instruments proposés :
- clavecin Sidey
- orgue Cavaillé-Coll
- contrebasse
- saxophone
- percussion (la liste sera définie en dialogue entre la compositrice ou le compositeur et l’interprète)
Calendrier
Date de clôture des candidatures :
8 novembre 2026 à minuit
Annonce de la sélection :
semaine du 4 janvier 2027
Tous les programmes de formation de la Fondation Royaumont ont un délai d’accès à minima de 11 jours ouvrés.
Exemple : si la Fondation Royaumont valide la demande d’inscription le 14 juin, elle peut proposer au bénéficiaire une formation qui commence le 29 juin.
Fiche programme
Version n°1 du 12/08/2026
Durée de validité de la version n°1 : 1 an renouvelable
Déroulé/contenu de la formation
| Date | Contenu | Qui ? |
| Janvier/Février (dates à préciser) | En visioconférence • Une séance collective, présentée par Michel Duchesneau et Caroline Traube, consacrée à l’histoire et l’évolution de la relation entre compositrice-compositeur et interprète [1 heure] ; • Une séance collective de réflexion et d’échange en visioconférence, animée par Diana Soh et Mark Andre, autour des enjeux de la composition pour instrument soliste et des relations entre son, geste, espace et écoute [2 heures] ; • Une séance collective, animée par Diana Soh et Mark Andre, consacrée à la préparation de la relation entre compositeur·rice et interprète, particulièrement pour de jeunes compositeur·rices : comment préparer une première séance avec un interprète, communiquer clairement ses intentions et ses questions, arriver avec des idées ou des éléments concrets à tester, expérimenter ensemble, écouter les retours de l’interprète, puis décider comment — ou s’il est pertinent — de les intégrer dans son propre processus de composition [1 heure] ; • Une séance autour de chaque instrument soliste, réunissant les deux compositeur·ices composant pour cet instrument, l’interprète de cet instrument, Caroline Traube. Il s’agira de présenter l’instrument, ses spécificités, ses possibilités techniques, ses différents modes de jeu [1 heure]. | Bénéficiaires Encadrant·e·s Accompagnement scientifique |
| De février à l’été 2027 | En visioconférence – Par courriel À partir de la phase préparatoire, chaque compositrice et compositeur développe son projet pour l’instrument qui lui est attribué. L’écriture est accompagnée par des échanges ponctuels avec les interprètes et avec Diana Soh et Mark Andre. Ces échanges permettent de tester des idées, de préciser les possibilités instrumentales, de questionner les choix d’écriture et, lorsque cela est nécessaire, de faire évoluer le projet. Chaque compositrice et compositeur bénéficie notamment d’un rendez-vous individuel avec chacun des deux compositeurs encadrants (Diana Soh et Mark Andre) autour d’une première version de la partition, correspondant à environ 60 % de son état d’avancement. Les travaux sont remis progressivement afin de permettre un accompagnement régulier de l’écriture. | Bénéficiaires Encadrant·e·s / Intervenant·e·s |
| 17 au 21 août 2027 | A Royaumont • Accueil des bénéficiaires et encadrant·e·s. • Présentation du Campus : objectifs pédagogiques, déroulé. • Séances individuelles avec Diana Soh et Mark Andre pour approfondir sa partition, préciser ses intentions et envisager les transformations nécessaires avant les répétitions ; • Présentations individuelles des compositrices et compositeurs : parcours, démarche artistique, œuvres ; • Séance de réflexion sur l’acte de composer, par Diana Soh et Mark Andre ; • Séances individuelles d’écriture de son œuvre ; • Conférence collective par Diana Soh : comment préparer et mener une séance de travail, formuler ses intentions et ses questions, expérimenter avec l’interprète et intégrer ses retours dans le processus de composition ; • Conférence collective par Mark Andre : De la musique en état / de la disparition ; • Ateliers créativité « comment développer des sources d’inspiration », animés par Diana Soh et Mark Andre ; • Séances de pratique corporelle ; • Débats L’artiste dans la société ; • Atelier Les clés de la profession. | Bénéficiaires Encadrant·e·s Responsable pédagogique Accompagnement scientifique |
| 22 août | Journée de repos. | |
| 23 au 27 août 2027 | A Royaumont • Répétitions ; • Séances de pratique corporelle ; • Atelier Les clés de la profession. | Bénéficiaires Encadrant·e·s / Intervenant·e·s Interprètes Accompagnement scientifique |
| 28 août 2027 | A Royaumont • Restitution publique enregistrée. | Bénéficiaires Encadrant·e·s / Intervenant·e·s Interprètes Accompagnement scientifique |
Ce planning peut être adapté en fonction des besoins pédagogiques et artistiques.
Effectif plancher/plafond
Effectif plancher : 10 artistes
Effectif plafond : 10 artistes
Objectifs pédagogiques
Connaissances
- Identifier les possibilités techniques, sonores et expressives des instruments solistes proposés.
- Comprendre les relations entre son, geste instrumental, corps, espace, silence et écoute dans le processus de composition.
- Comprendre l’influence des caractéristiques acoustiques d’un lieu sur la projection, la résonance et la perception du son.
- Identifier les ressources sonores et expressives des instruments solistes et les possibilités offertes par leurs différents modes de jeu.
Savoir-faire
- Expérimenter les possibilités sonores, techniques et gestuelles d’un instrument soliste et les intégrer à une démarche de composition personnelle.
- Concevoir et développer une œuvre pour instrument soliste en tenant compte des spécificités de l’instrument, des possibilités de l’interprète et des caractéristiques du lieu.
- Mettre à l’épreuve ses choix de composition au contact du son et de l’interprétation, et faire évoluer sa partition à partir de l’expérience de la répétition.
- Intégrer, lorsque cela est pertinent, les dimensions corporelle, gestuelle et scénique du jeu instrumental au projet musical.
- Prendre en compte les conditions d’écoute, la résonance, le silence et l’espace dans la conception et la réalisation de l’œuvre.
- Organiser son travail de composition et respecter les échéances définies pour les différentes étapes de réalisation de l’œuvre.
- Veiller à la qualité de la partition livrée : format, lisibilité, clarté de la notice, langue utilisée, respect des mentions.
- Présenter oralement son identité artistique, sa démarche et les intentions qui sous-tendent son projet de composition.
- Finaliser une œuvre pour instrument soliste et la présenter dans le cadre d’une restitution publique et enregistrée.
- Mobiliser les échanges et les expériences partagées avec d’autres artistes pour nourrir sa réflexion et sa démarche de création.
- Développer sa capacité à situer sa pratique artistique dans son environnement professionnel et sociétal.
Savoir-être
- Développer une posture d’écoute, d’observation et de remise en question dans son processus de création.
- Être à l’écoute de l’interprète et instaurer un dialogue constructif autour des possibilités de l’instrument et de la réalisation de l’œuvre.
- Être capable de faire évoluer ses choix d’écriture à partir des échanges avec les interprètes et les encadrants.
- Participer activement à une démarche de recherche collective, dans le respect de la singularité des démarches artistiques de chacun.
- Échanger avec des artistes aux pratiques, aux parcours et aux esthétiques différents, dans une démarche d’écoute et d’ouverture.
- Prendre part à une réflexion collective sur la place de l’artiste dans la société et sur les enjeux de la pratique artistique professionnelle.
Compétences visées
A l’issue de la formation le bénéficiaire sera capable de :
- identifier et exploiter les ressources sonores et techniques d’un instrument soliste ;
- expérimenter et sélectionner différents modes de jeu en fonction d’une intention de composition ;
- intégrer les dimensions gestuelle, corporelle et spatiale dans une écriture musicale lorsque cela est pertinent ;
- prendre en compte les caractéristiques acoustiques d’un lieu dans la conception et la réalisation d’une œuvre ;
- collaborer avec un interprète en formulant ses intentions artistiques, en prenant en compte ses retours et en adaptant son écriture ;
- confronter sa partition à l’expérience du son et de l’interprétation et la faire évoluer en conséquence ;
- organiser son travail de composition et respecter les échéances définies pour les différentes étapes de réalisation ;
- finaliser une partition lisible et exploitable par l’interprète ;
- présenter oralement sa démarche artistique et ses choix de composition ;
- concevoir les conditions de présentation d’une œuvre dans un parcours musical collectif ;
- finaliser et présenter une œuvre pour instrument soliste d’environ 10 minutes dans le cadre d’une restitution publique et enregistrée ;
- enrichir sa démarche artistique par l’échange avec des artistes aux pratiques, aux parcours et aux esthétiques différents ;
- situer sa pratique de compositeur dans son environnement professionnel, artistique et sociétal.
Méthodes mobilisées
Moyens pédagogiques :
Le Campus repose sur une pédagogie fondée sur l’expérimentation, l’accompagnement individualisé et collectif, le dialogue entre composition et interprétation, et la mise à l’épreuve des œuvres dans des conditions professionnelles.
- Séances préparatoires collectives à distance, comprenant conférences, présentations et échanges autour de la composition pour instrument soliste, des instruments proposés, de l’acoustique, de l’écoute.
- Accompagnement artistique individualisé et collectif par les compositeurs encadrants, permettant de développer le projet, de questionner les choix d’écriture et de faire évoluer la partition.
- Temps individuels de composition et de recherche, accompagnés d’une remise progressive des travaux et de retours sur les différentes étapes de l’écriture.
- Rencontres et ateliers avec les interprètes, consacrés à la découverte des instruments, aux possibilités techniques et aux modes de jeu, puis à la mise à l’épreuve des œuvres.
- Répétitions sous forme d’ateliers, permettant de confronter la partition au son et à l’interprétation et de la faire évoluer à partir de l’expérience.
- Présentations individuelles, échanges entre pairs et temps de réflexion collectifs, autour des démarches artistiques, de l’acte de composer et des enjeux de la création contemporaine.
- Temps communs avec le Campus Musiques transculturelles, comprenant notamment pratique corporelle, ateliers professionnels, débats sur la place de l’artiste dans la société, visite du monument et de la bibliothèque musicale et temps d’échange.
- Mise en situation professionnelle et restitution publique, avec conception collective du parcours à travers l’Abbaye et présentation des œuvres finalisées dans le cadre d’une restitution enregistrée.
Les échanges pédagogiques et artistiques sont conduits en français ou en anglais, selon le niveau de compréhension des participantes et participants.
Moyens techniques :
- Salles de travail équipées de tables, de pupitres et de chaises.
- Chambres individuelles, équipées d’une table, permettant aux compositrices et compositeurs de travailler.
- Documentation et ressources de travail accessibles via un Google Drive privé.
- Accès à un photocopieur et d’une relieuse et mise à disposition du matériel nécessaire à l’impression des partitions, notamment papier, reliures et couvertures. La relieuse mise à disposition permet de relier les partitions au format A3 uniquement en orientation paysage.
Modalités de suivi et d’évaluation
L’évaluation s’appuie sur le travail pratique réalisé tout au long de la formation, les échanges avec les encadrants et les interprètes, ainsi que sur l’œuvre finale présentée au terme du Campus.
L’évaluation prend en compte :
• la progression du bénéficiaire ;
• sa capacité à mobiliser les apports de la formation ;
• sa capacité à faire évoluer son projet au contact des retours des encadrants et des interprètes ;
• la qualité du travail réalisé ;
• son implication dans les différentes étapes du travail individuel et collectif ;
• sa capacité à respecter les échéances définies.
Un entretien individuel avec le responsable pédagogique permet de faire le point sur le parcours réalisé, les acquis de la formation et, lorsque cela est pertinent, d’échanger sur les perspectives et l’orientation professionnelles du bénéficiaire.
Une grille d’évaluation des acquis, renseignée par les encadrants et accompagnée de leurs commentaires, est remise au bénéficiaire en fin de formation.
Les bénéficiaires signent une feuille d’émargement par demi-journée.
En fin de formation
Une attestation de fin de formation mentionnant les objectifs, la nature et la durée de la formation et les résultats de l’évaluation des acquis est remise au bénéficiaire ainsi que le certificat le cas échéant.
Modalités d’évaluation qualitative
Au dernier jour de la formation, le ou la bénéficiaire remplit une fiche d’évaluation qualitative portant sur son expérience de la formation et permettant d’en évaluer les dimensions artistique, pédagogique, humaine et matérielle.
Pendant la formation en présentiel
- Évaluation par le travail pratique du bénéficiaire, de sa réactivité et son aptitude à intégrer rapidement les propositions faites par les intervenant·e·s ; ainsi que de sa capacité d’intégration dans le groupe.
Les bénéficiaires signent une feuille d’émargement par demi-journée.
Accessibilité et prise en compte des situations de handicap
Les formations de la Fondation sont ouvertes aux personnes en situation de handicap. Des adaptations des conditions de formation et de participation peuvent être envisagées en fonction des besoins et des spécificités de chaque situation et de chaque formation.
Afin d’échanger sur les besoins spécifiques et d’anticiper les éventuels aménagements, les personnes concernées sont invitées à prendre contact avec la Fondation au moment de leur candidature.
Contacts
Référent pédagogique et administratif
Samuel Agard, conseiller artistique et administrateur du Pôle Création musicale
s.agard@royaumont.com
Référent·e logistique
En cours de recrutement, chargé·e de production
Référents handicap
Samuel Agard et Doriane Trouboul
referenthandicap@royaumont.com
Référente VHSS
Mélanie Thyss, responsable des ressources humaines
vhss@royaumont.com
Avec la collaboration du Regroupement interuniversitaire recherche et création – musique et sociétés, Faculté de musique, Université de Montréal.
Fondation d’entreprise Société Générale est mécène pilier des programmes musicaux de la Fondation Royaumont.
Partenaire historique de Royaumont, la SACEM soutient le Pôle Création musicale de la Fondation.
Avec le soutien du Comité Henry Goüin.
Avec le soutien de l’Association des Amis de Royaumont.
