La Fondation Royaumont

Royaumont, une fondation née de la philanthropie en 1964 

Patrimoine et création
Propriétaire de l’abbaye de Royaumont depuis 1964, la Fondation Royaumont a pour première mission de conserver et d’embellir ce patrimoine exceptionnel. Le pari de ses créateurs était de revitaliser et de valoriser le monument historique par la présence permanente d’artistes, autrement dit de le mettre au service d’un projet culturel.

Henry et Isabel Goüin, 1964En 1936, Henry Goüin, Secrétaire général et administrateur de la Compagnie de Construction Batignolles-Châtillon, est en charge de l’abbaye de Royaumont, propriété familiale acquise par son grand-père Jules Goüin en 1905. Inspiré par les idées de progrès social portées par le gouvernement du Front Populaire, il rêve d’ouvrir Royaumont aux musiciens, peintres, écrivains, philosophes…, souvent contraints par les difficultés de la vie matérielle, pour « leur permettre ainsi de profiter, ne serait-ce que quelques jours, de l’atmosphère enrichissante du vieux monastère ». En 1936, il organise ainsi avec son épouse, Isabel Goüin-Lang un premier concert public à l’abbaye, avant d’inaugurer, en 1938, le Foyer de Royaumont, lieu de travail et de repos pour artistes et intellectuels.


Le déclenchement de la seconde guerre mondiale interrompt brutalement cette entreprise, avant de la redéfinir… Un Centre culturel international de Royaumont rouvre ses portes en 1947, rebaptisé Cercle culturel de Royaumont en 1953, dont le but est désormais de favoriser les échanges et les contacts humains, de reformer une élite éclairée, solidaire et sans frontières. Musique, littérature et philosophie prennent place au cœur de l’abbaye, ce lieu « de rencontre où l’esprit et l’intelligence [sont] seuls pris en considération, nonobstant les différences de nationalité, de situation sociale, de discipline politique ou religieuse », ainsi que l’écrit Henry Goüin en 1955.

Henry Goüin et André Malraux, 1963C’est en 1964 qu’Henry et Isabel Goüin créèrent la Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le progrès des Sciences de l’Homme, à laquelle ils firent don de leur abbaye. Il s’agissait de poursuivre et de consolider l’activité artistique et intellectuelle au sein de l’abbaye qui était devenue, au fil du temps, un lieu d’échanges important pour toute une génération d’intellectuels français et étrangers, notamment dans les domaines de la philosophie, de la littérature, de la sociologie et de la musique.

En 1972, la Fondation encourageait la première tentative européenne de coopération transdisciplinaire, entre biologie et anthropologie avec la création du Centre Royaumont pour une Science de l’Homme, présidé par Jacques Monod. Les années 70 s’annonçaient déjà difficiles quand survint, le 24 février 1977, le décès d’Henry Goüin.

L’année suivante, le projet culturel fut relancé sous la direction de Francis Maréchal. Il proposait des programmes de recherche, de formation professionnelle et de création,
dans les champs de la musique, Session de composition, Elena Schwarzde la poésie, des arts plastiques et des sciences humaines (ethnologie, musicologie…) avant de s’étendre en 1995 à la chorégraphie et à la danse.

Plus récemment, un programme de réflexion consacré à l’étude de l’homme dans son milieu a été engagé, avec le concours de paysagistes, jardiniers, scientifiques, chercheurs en sciences humaines et d’artistes, se traduisant par un cycle de rencontres biennal L’Homme & la Nature.

 

 

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