2013 : plantes symboliques, signes et emblèmes

Des plantes porteuses de sens
Au début du Moyen Âge, Isidore de Séville définissait le symbole comme « un signe donnant accès à une connaissance ».

L’homme médiéval recourt à une démarche associative et non à une logique déductive : pour lui, « toutes les herbes, plantes, arbres et autres éléments provenant des entrailles de la terre, sont autant de livres et signes magiques communiqués par l’infinie miséricorde de Dieu »
Oswald Crollius, La Royale Chimie de Crollius, 1624

 

Cette connaissance se construit suivant des degrés de symbolique et stades de déchiffrements. Cette complexification des références permet ainsi de passer d’un simple état d’extase devant les beautés du monde vers une vision organisée du réel.

 

  

Le premier degré de symbolique passe d’abord par la définition d’un usage par analogie pure entre les singularités des plantes et certains maux.  
Par cette méthode, une forme ou une couleur peut être considérée comme la «signature » des vertus de la plante. Par exemple par sa forme, la noix est associée au cerveau. Cette ressemblance indique, si l’on suit une logique associative, que la noix peut être utilisée comme thérapie contre les maux liés au cerveau.

Le deuxième degré de symbolique se complexifie en une forêt de correspondances reliant le monde vivant et l’invisible. Les plantes portent en elles les clés de lecture pour traduire l’intraduisible. Ainsi les plantes par leurs formes et autres caractéristiques nous renseignent sur les mystères divins. Ceux-ci sont «cachés» dans les plantes et une foule de concordances permettent à l’homme médiéval d’accéder à l’invisible. Par exemple le thème de la trinité se retrouve dans une multitude de plantes qui en portent les particularités (feuilles trilobées, fleurs et fruits en trois parties…). C’est le cas du trèfle, la violette, le fraisier, l’ancolie, la ronce…

Le troisième degré de symbolique, le plus complexe, se détache de toute forme d’analogie entre la forme ou une caractéristique de la plante et ce qu’elle symbolise. En effet, les plantes et leurs symboles se sont retrouvés inclus dans la vie quotidienne et ont été utilisés ou réutilisés pour justifier des actes, exprimer des états, des pouvoirs, les sentiments. Les symboles ont été altérés, détournés ou utilisés, prenant un nouveau sens ou s’enrichissant. Par exemple le lys, symbole de la fertilité féminine, fut enrichi pour être associé à celui de la Vierge, symbole de pureté et de chasteté. Il est aussi lié à la royauté française, présent dans ses armoiries.


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