[Festival Pianos, pianos] Le fonds Cortot de la Médiathèque Mahler, un trésor pour les interprètes

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Considéré comme l’un des plus grands pianistes français du vingtième siècle, Alfred Cortot était également un pédagogue renommé, attaché à la transmission des traditions claviéristes des siècles passés. Plus d’un demi-siècle après sa mort, survenue en 1962 à Lausanne, les documents qui l’ont accompagné toute sa vie continuent de contribuer à la formation des jeunes interprètes et sous-tendent plusieurs des concerts du festival Pianos, pianos.

    

Après la disparition de cet immense pianiste et collectionneur passionné, Henry-Louis de La Grange a en effet eu l’opportunité d’acquérir sa bibliothèque musicale. Ces quelques 10 000 ouvrages et plusieurs milliers de partitions annotées constituent aujourd’hui l’un des fleurons des collections de la Médiathèque Musicale Mahler. À cet ensemble s’ajoutent des objets (médailles, moulage de sa main…) offerts à la Médiathèque par ses anciens élèves à l’occasion d’une exposition qui lui avait été consacrée en 1988. S’y est également ajoutée en 2012 une collection de pièces (lettres, programmes, articles…) rassemblées par Georgette Petitot et dernièrement une correspondance échangée entre Cortot et la famille Speiser.

François Anselmini et Rémi Jacobs, auteurs d’une récente biographie consacrée au pianiste – Alfred Cortot, Paris, Fayard, 2018 – ont notamment puisé dans cette abondante documentation pour écrire leur ouvrage.

Les artistes aussi peuvent y trouver matière à réflexion. Ainsi, Edoardo Torbianelli, pianiste en résidence à Royaumont (2016-2019) et figure clé du festival Pianos, pianos, nourrit ses recherches sur l’histoire de l’interprétation en consultant les notes de Cortot, tenant, comme son professeur Emile Decombes, d’une tradition pianistique directement héritée de Chopin. Nombre d’autres jeunes pianistes d’aujourd’hui – citons notamment les Lauréats de Royaumont qui joueront au théâtre des Bouffes du Nord à l’occasion du festival Pianos, pianos : Laura Fernandez Granero, Luca Montebugnoli et Benjamin d’Anfray – trouve également l’inspiration pour de nouveaux programmes dans le riche corpus romantique laissé par le fondateur de l’École normale de musique de Paris.

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