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| Acte de vente de l'abbaye de Royaumont © Archives Royaumont |
En 1791, un aristocrate des Lumières, le marquis de Travanet, déjà propriétaire du château voisin de Viarmes, acquit l’abbaye de Royaumont comme bien national, et la convertit presque immédiatement en une filature de coton, équipée des machines les plus modernes.
Elles étaient actionnées par un grande roue hydraulique, installée dans un canal creusé à l’emplacement d’un passage de l’ancien grand bâtiment dit des moines donnant accès au cloître Travanet y ajouta bientôt un atelier de tissage, nouvel édifice construit en employant les pierres de l’ancienne église abbatiale que dans un geste iconoclaste, il avait fait démolir.
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En 1815, l’usine passa à un industriel belge, Joseph van der Mersch, qui développa surtout le blanchiment des étoffes, principalement dans le bâtiment dit des latrines (qui abrite la première partie de l'exposition), prolongé par des constructions en briques, aujourd’hui disparues, où furent placées cheminées, chaudières et machine à vapeur.
C’est une fabrique parisienne d’impression sur étoffes, De la Morinière et cie qui vint finalement occuper les lieux à partir de 1853. Tables à imprimer, ateliers de gravure et de teinturerie furent installés un peu partout jusque dans les greniers et les ailes du cloître.
Chaque occupant s’employa ainsi à tirer parti au mieux des lieux, procédant aux aménagements nécessaires, tout en conservant l’essentiel des bâtiments autrefois construits par les cisterciens. La taille des bâtiments, leur plan rationnel se prétèrent parfaitement à ces reconversions successives.