Envoyer à un ami
Imprimer
 

Mezwej 2007-2009

/Accueil/la diffusion hors les murs/Résidences de projets : Mezwej 2007-2009

> Zad Moultaka

> L'ensemble Mezwej à Royaumont

> Taksim : création 2007

> Atelier de formation Taksim


Zad Moultaka


© Gilles Abegg

Si la personnalité de Zad Moultaka (37 ans) intéresse Royaumont, c’est d’abord parce que Royaumont a développé depuis 2000 un programme de « croisements musicaux ». Ce programme, mis en oeuvre par le département Musiques orales et improvisées de Royaumont, est aujourd’hui bien repéré comme un carrefour d’expériences « transculturelles », où se jouent des  aventures artistiques inédites nées de la rencontre entre langages musicaux (Inde / Iran / Mali « Le rythme de la parole », 2004 ; « Maqams et création », 2005 / 2006).

Zad Moultaka a une double appartenance culturelle : par un versant, il hérite des langages musicaux du Proche-Orient, de tradition orale ; par un autre versant, il suit un cursus de musique / classique et contemporaine européenne, délaissant peu à peu sa carrière de pianiste pour s’engager dans la composition.

Sa collaboration avec Royaumont en 2005/2006 sur l’opération « Maqams et création » a été un succès.

 

Haut de page


L'ensemble Mezwej à Royaumont

Royaumont accueille l’Ensemble Mezwej, créé par Zad Moultaka, à partir de 2007 pour une résidence de 3 ans de 2007 à 2009.

Une convention a été signée à cet effet en août 2006, qui garantit ainsi à Zad Moultaka un programme annuel d’activités à Royaumont et hors Royaumont pendant 3 ans.

L’originalité de Mezwej comme outil musical, c’est de travailler avec 2 lignées d’instruments : une lignée « orientale » (petit ensemble « takht »), et une lignée « occidentale » (petite formation de chambre), soit un format variant de 10 à 20 musiciens au total. Mezwej dispose de 2 structures juridiques, 1 en France (Art Moderne) et 1 au Liban (Mezwej / Liban), qui lui permettent un recrutement optimum des musiciens des deux côtés de la Méditerranée.

Avec cet outil, Zad Moultaka explore le potentiel de couples d’instruments « oriental » / « occidental » : kamentché / violon, hautbois / zorna, flûte traversière / nay, davul / timbale, oud / guitare etc.

C’est un outil d’interconnexion entre musique « orientale » et musique européenne.

       *

Ici, une précision doit être donnée. Le programme Mezwej partira des apports de l’Histoire (« les alluvions de l’Histoire »), tant du côté des  différents « orients » musicaux  à transmission orale (maqams, taksim…), que du côté de l’Europe et de sa tradition compositionnelle écrite.

Mais il n’est pas dans la vision du programme Mezwej d’essentialiser les catégories « Orient » et « Occident », comme si elles avaient par elles-mêmes du sens pour la création en tant que catégories. On sait, au moins depuis Edward Saïd, ce qu’il en est de la construction de l’orientalisme.

L’opposition « Orient / Occident », vus comme deux sphères, ne permet pas de penser des croisements musicaux transculturels féconds en 2007, même si ces croisements utilisent des matériaux musicaux provenant de l’une ou l’autre sphère à un moment de leur histoire.

Le présent doit inventer ses formes et ses catégories musicales, poreuses entre elles comme sont devenues poreuses les cultures en migration dans le monde entier. Mezwej et Royaumont posent pour leur part le principe qu’il n’y a pas d’identités culturelles homogènes.

Le Colloque Maqams et création (Royaumont, 2005) allait dans le même sens.

       *

Les musiciens qui circulent d’une rive à l’autre de la Méditerranée sont recrutés pour constituer l’Ensemble Mezwej.

On peut citer : Gilbert Yamine (qanun, Liban), Georges Yamine (violon, Liban), Darysuh Tala’i (tar et setar, Iran), Khaled Aljaramani (oud, Syrie), Mohammed Osman (bouzok, Syrie), Cyril Dupuis (cymbalum), Serge Teyssot Gay (guitare électrique, Noir Désir, France), Gaguik Mouradian (Arménie / France, kamentché), Moraito (Espagne / Andalousie), etc.

Moultaka imagine des créations, soit orales, soit écrites, soit improvisées, avec une dimension collective de la création : chaque musicien est plus qu’un interprète, il participe à la création de Moultaka. Il n’ y a pas avec lui de hiérarchie entre Liban et Europe, entre musique « savante » occidentale, et musique de la sphère orientale.

 

Frédéric Deval

Directeur du Département des Musiques Orales et Improvisées

Haut de page



© Gilles Abegg

Taksim : création 2007

Le « baptême » de l’Ensemble Mezwej aura lieu à Royaumont le week-end des 22 et 23 septembre 2007.

C’est le Taksim, art de l’improvisation modale tel qu’on l’entend en Orient d’Istanbul au Proche-Orient, du Maghreb à la Grèce et à l’Asie centrale, que Zad Moultaka explorera avec l’ensemble Mezwej.

…où l’on voit que les pensées « européenne » et « orientale » de l’improvisation convergent, à travers l’alambic musical de Zad Moultaka.

Ce programme est préparé par une série de 2 résidences :

-Royaumont, 1 semaine au printemps 2007

-Royaumont, 15 au 23 septembre 2007

(Les résidences initialement prévues à Beyrouth sont suspendues compte tenu de la situation, et reprendront dès que possible : c’est la vocation de ce programme de mettre en œuvre une part de l’activité à Beyrouth.)

et, à la suite de la 2è résidence,  4 concerts le week-end des 22 et 23 septembre 2007 :

 

1. Concert de création TAKSIM

(Zad Moultaka)

10 personnes

avec, notamment :

Pierre Simon Chevry, flûte

Philippe Grauvogel, hautbois, zorna,

Rami Khalife, percussions (Liban, orientales et européennes)

Georges Yamine, violon (Liban)

Gilbert Yamine, qanun (Liban)

Yalda Younés, zapateado (Liban / Paris)

 

2. Concert Nida Abou Mrad

violon

sur maqams proche-orientaux

5 personnes

 

3. Tsiganes de l’Epire

Taksim et miroloi de l’Epire.

7 personnes

 

4. Concert oeuvres du XXè s.

Compositeurs européens qui se sont inspirés de l’esprit Taksim.

(à définir)

 

Haut de page


Atelier de formation Taksim

Taksim : Les structures "orientales" de l'improvisation, et la création

Direction : Zad Moultaka, directeur artistique de l’ensemble Mezwej

Dates : Du 8 au 15 août 2007

Destinataires : 8 instrumentistes (tous instruments classiques et orientaux) et chanteurs

Œuvres étudiées : structures monodiques « orientales », comme le maqam et le taksim, dans leurs formes anciennes transmises oralement, comme dans des pièces de création librement inspirées des formes anciennes.

Sélection : Sur dossier à envoyer avant le 15 juin 2007

Présentation publique : Fenêtre sur cour[s] le 14 août 2007

> voir le détail

Haut de page


 

Recherche